Micha's profileNaturel, le chasser.? Ma...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    Empathie - 2. Ni homo, ni pédophile !

    Sourires mutins et regards espiègles à travers le Web ! (Voir: Thyl Eulenspiegel, Henri Conscience)

    Sous d'autres points de vue, quelles autres perspectives ?
    http://www.ethologiehumaine.fr/

    L'auteur du présent blog, conscient de l'interrogation qui pourrait se faire jour parmi les lecteurs de différents articles, textes assez orientés voire assez sensibles - en ce sens qu'ils ne peuvent laisser indifférents, tient à faire en deux mots, la mise au point qui suit.

    Franchement de vous à moi, vous aimeriez, vous: vivre dans un monde où constamment, toujours et partout, "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"?

    Par-delà les considérations sociopolitiques évoquant les sensibilités fort contrastées, par exemple entre le monde occidental ou la dite "vieille Europe" et les pays de l'Est, voire aussi les pays émergents d'Asie ou de l'hémisphère Sud, un tour d'horizon de la blogosphère fait apparaître plusieurs conceptions - oserait-on dire styles de vie, assez typés: ce sont par exemple le style "fleur bleue", le style "beatnik", ou le style "New Age".

    Le style "fleur bleue" éternellement pur, diaphane et tendrement émerveillé est traditionnellement celui des amours adolescentes, voire du mysticisme teinté de rêves passionnés typique des dites débutantes avant leur premier bal et leurs premières déceptions sentimentales.
    Comme pour faire pendant à ce bleu paradisiaque se dresse le style assez contrasté (avec de nombreuses variantes, dont les gothiques ou les sataniques) pur et dur des "beatniks" - l'exemple en étant incarné pour la postérité par le tout premier groupe des Beatles, caractéristique des jeunes adolescents, imité par les garçons de la classe d'âge de 10-18 ans dans le monde entier.

    Par certains côtés, on pourrait penser que le syle "New Age" serait en quelque sorte une prolongation des deux styles précédents c'est-à-dire qu'il intégrerait les fantasmes adolescents des deux sexes, mais cette fois dans le monde dit réel, celui des adultes. En passant demandons-nous - et pour quelle raison?, en quoi le monde des enfants serait plus, ou moins "réel" que le monde des adultes ?
    "New Age" trimbale tout un cortège coloré, chatoyant et parfumé de senteurs exotiques et enivrantes d'où montent des psalmodies aux rythmes peu communs, provenant parfois d'authentiques bonzes thibétains en exil - mais ne professent-ils pas en soi quelque chose comme un "exil intérieur"?

    Des citoyens parfois sincèrement ulcérés par les excès hypercompétitifs - et débilitants, de notre société dite "industrielle avancée" se laissent entraîner par l'aspect "retour à la nature" qu'offrent souvent les protagonistes des diverses chapelles ou sectes du "New Age".
    Passant outre aux "accidents de parcours" presque attendus, tels escroqueries financières, détournements de mineurs ou nouvel esclavagisme, il est certain que ces formes occidentalisées de pratiques religieuses par ailleurs courantes en Orient (mais en connaissance de cause par ces populations-là chez elles) ne sont jamais qu'un remix de l'un ou l'autre mysticisme déjà vu par ici, dans lesquels autosuggestion et hypnose ont la part belle.

    Le présent blog s'inscrit en faux contre ces tendances.

    Pour autant, il ne s'agit pas d'étaler complaisamment en long, en large et en détails, le spectacle éternellement renouvelé de la misère humaine.
    Mais une tendance constante pousse l'auteur de ce blog à ne pas "laisser passer" la moindre injustice faite aux plus démunis, par excellence les enfants.
    Sans indiscrétion, vous avez le droit de savoir qu'il est lui, né en 1943 (pendant la guerre) et qu'il est père de deux enfants - en bonne santé, nés en 1978 et en 1982.
    Après des débuts prometteurs, une union légitime avec la future maman de ses enfants s'est soldée par une séparation due à des mouvements de défiance réciproques - mouvements causés par la révélation d'un néfaste et persistant état d'esprit antérieur qui justifiait le traitement par psychanalyse. Cela se conclut par une séparation puis un divorce, sans trop de dommages pour les enfants.
    Mais le brutal changement de perspective dans son existence ne devait pas rester sans conséquences sur la mentalité de l'internaute ici présent.
    Les années 1990 - décennie pendant laquelle, souvenez-vous : on vit le meilleur comme le pire surgir d'internet ou, plus précisément du réseau Usenet et des dits 'newsgroups', furent aussi celles des changements perceptibles de la puberté chez un garçon et chez une fille - ses enfants.
    Il sentit qu'il se le devait : à ce moment-là aussi, il entreprit l'exploration - non sans risques!, aussi bien sur internet que dans la vie quotidienne, des mondes "en marge" et notamment des dites minorités sexuelles.

    Cela signifie-t-il pour autant qu'il aie "retourné la veste"?

    Non, n'est-ce pas ! Cela serait-il automatique et imparable ? Mais indubitablement, cela lui permit par d'autres points de vue, d'examiner d'autres perspectives.

    Par exemple il est commun de constater la fureur, pour ne pas dire la rage assassine (à l'origine des ratonnades) qui saisit habituellement les "vrais hommes" à l'évocation des actes supposés des présumés pédophiles à l'encontre de leurs victimes.

    Remarque: ne sont visés dans ce blog que les pédophiles non criminels, c'est-à-dire les êtres humains hommes ou femmes qui sont habituellement attirés par les enfants impubères sans intention manifeste d'un acte sexuel quelconque.
    Eh-bien, la fureur virile mentionnée ci-dessus a maintes fois pour conséquence les voies de fait - par exemple entre prisonniers
    Voir:
    http://www.lecondamneatort.com/
    au départ de fantasmes issus de projections tout-à-fait personnelles à tort ou à raison (mais pour eux-mêmes "de leur propre chef" unilatéralement : ce qui par après - l'acte de viol consommé, leur fait dire "Monsieur le Juge, il n'a pas cessé de me provoquer ce chien., - et d'ailleurs demandez-lui un peu s'il n'aimait pas çà, ce pervers !")

    Sans aucun commencement de preuves objectives, ces prétendus "vrais hommes" s'imaginent trop facilement que des actes de pénétration inmanquablement sadomasochistes sont là commis, très éloignés de la réalité vécue. Et les chiffres sont là pour le prouver: les cas de pédophilie criminelle sont souvent à l'actualité mais les statistiques montrent que la proportion de cas cliniques sur tous autres cas comparables, est infime (par rapport aux "effets médiatiques") : moins que un pour cent.

    Voir à ce sujet:
    "Abus sexuel: le rapport capital" - Le rapport Bauserman analysé et commenté dans la France de l'an 2000, par Philippe Esterie
    (avec la collaboration d'Hélène Amboureux)

    http://www.imo.myweb.nl/library_two/rapcap/rapport_capital.zip ou
    http://www.imo.myweb.nl/library_two/rapcap/rapport_capital_sexuel.pdf et
    http://www.imo.myweb.nl/library_two/rapcap/rapport_capital_notes.pdf

    Pour revenir à notre propos : en deux mots comme en cent, jamais ici d'aucune manière vous ne trouverez l'approbation d'une homosexualité militante, ou bien encore d'une pédophilie animée de violence envers les enfants.

    Mais peut-on raisonnablement promouvoir un détachement complet, une indifférence tout-à-fait jupitérienne devant les sourires juvéniles ou devant toute peau nue comme celle des nouveaux-nés ?
    Cette attraction universelle - la psychologie différentielle ou l'éthologie comparée  en donnent des preuves indubitables, est même indispensable à la perennité de l'espèce !

    Cette attraction - autant dire cette affection qu'on peut mieux dire "amour", n'est-elle pas entièrement naturelle et hautement louable ?

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    "La loi Megan a dix ans" (traduction)

    Traduction - non autorisée, de
    "Megan's Law turns ten"
    - Michael Price 

    Au cours des 10 dernières années, nous avons vu la loi Megane appliquée pour les délinquants sexuels forcés de
    s'inscrire auprès de la police au moment de la libération de prison ou en libération conditionnelle ou en probation.


    Nous avons également vu l'avènement de l’arrêt Jacob Wetterling qui exigeait que tous les États et territoires

    créent un registre des délinquants sexuels. Récemment, en Floride, nous avons vu l'avènement de la loi Jessica

    Lunsford qui impose des lois et des peines beaucoup plus strictes pour les délinquants sexuels.

    Malgré tous les registres qui sont nés en raison de la loi Megane, il n'y a pas eu un seul enfant de plus sauvé

    de la mort dans l'ensemble du pays.

    Oui il ya eu des morts horribles au cours des derniers mois, des enfants enlevés et soumis à des sévices sexuels

    puis assassinés; qu'ils puissent reposer en paix !
    A cause de ces décès d'enfants, maintenant tout le pays s’apprête à voir un délinquant sexuel derrière chaque

    buisson ou chaque arbre. Oui, il était convenu qu'il devrait y avoir un registre, mais un registre qui aurait été conçu

    pour suivre les plus graves des délinquants, les prédateurs les plus dangereux par nature, les pédophiles qui

    ciblent les jeunes enfants de moins de 12 ans.
    Ce n'est malheureusement pas ce qui s'est passé.


    L’entièreté du pays est indigné de ces inutiles et malheureux décès. Contrairement à une croyance populaire, les

    délinquants sexuels de notre pays ont les mêmes sentiments ou sensations que vous ou moi.  Ils sont tout aussi

    horrifiés que vous ou moi quand des monstres commettent un autre nouvel acte inutile contre des enfants.

    Les délinquants sexuels se sentent comme toute autre personne lorsqu'il est question du mal fait à des enfants

    de quelque manière que ce soit. Allez-vous punir toute une école pour les méfaits d'un seul élève ou de quelques-uns

    d’entre eux ?

    Avec plus de 550.000 délinquants sexuels enregistrés dans ce pays, on comprend vite que la grande majorité

    d'entre eux n'aurait jamais fait l’objet d’une inscription au registre, si ce n’est par l’intervention de quelques hommes

    politiques qui ont, dans un moment d’hystérie, créé les lois que nous voyons aujourd'hui.

    La plupart des dits «délinquants sexuels» d'aujourd'hui sont vos enfants, votre frère ou sœur, père ou même grand-père.


    Quel était le crime? Dans la plupart des cas, il n’était rien d'autre que de faire pipi derrière un arbre, mooning

    (blague typique chez les adolescentes), se baigner « à poil », ou de nombreux autres délits non-violents sans

    victime, et qui étaient monnaie courante depuis des années. Vérifiez vos lois de l'Etat pour voir quelles infractions

    sont maintenant répertoriés comme crimes sexuels.
    Vous pourriez bien être très surpris de ce que vous trouverez.


    Il se pourrait que votre fils sorte en rendez-vous avec une fille qui lui a déclaré qu'elle avait son âge ou un an de

    moins, pour qu’il découvre - seulement après avoir eu des rapports sexuels, qu’elle est en fait âgée de 12 ou 14 ans.

    Il en va de même avec votre frère ou votre soeur qui a rencontré quelqu'un dans un bar, rentre avec cette nouvelle

    connaissance à la maison, et qui découvre - quand la police frappe à la porte, que la « rencontre de bar » a en

    fait 14 ou 15 ans.

    Quand il s'agit de papa ou de grand-père, la plupart du temps c'est au cours d'une sombre demande en divorce que

    la femme pousse vicieusement les enfants à faire une réclamation selon laquelle papa ou grand-père aurait sans

    doute molesté les enfants.
    Cela se produit plus souvent qu’aucune statistique ne le montrerait jamais, car c’est « sa parole contre la mienne ».

    Il n’y a que peu, ou pas de défense. Alors, qui est le délinquant sexuel?


    Les élus locaux continuent à prétendre que les délinquants sexuels méritent de plus en plus de restrictions qui leur

    sont imposées. A son tour tout législateur insiste, ou bien a déjà insisté, pour l’adoption à la hâte de lois encore plus

    sévères et pour des sanctions contre tous les délinquants sexuels. Pourquoi estime-t-on normal de punir plus de 550.000

    citoyens et leurs familles à cause des agissements de quelques-uns, 2 ou 3 par jour ?  

    Suivant quelle morale ou quelle éthique cela est-il justifié ? Les décideurs doivent regarder au plus profond

    avant de créer plus de lois qui interdisent à un délinquant sexuel toute chance de vivre une vie productive, une vie

    authentique. Leur attitude actuelle est de les verrouiller sur place et de se débarrasser de la clé.

    Que leur faudra-t-il déployer comme efforts - pour mettre fin à cette hystérie inhumaine et immorale, à ces mêmes
    fonctionnaires qui dégoisent quotidiennement contre les délinquants sexuels?

    90% du temps, les infractions sexuelles se produisent par le fait de quelqu'un que l'enfant connaît : un père, un frère,
    un oncle, un grand-père, un voisin ou ami de la famille plutôt qu’à cause d’un étranger de passage – toutes personnes

    dont, par un hasard étrange, aucune ne présente aucune référence antérieure.
    Seulement 5,3% des délinquants sexuels (hommes qui ont commis viols ou agressions sexuelles) ont ensuite été

    arrêtés pour un autre type de crime sexuel, suivant le site de l'US Department of Justice • Office of Justice Programs,

    Bureau of Justice Statistics, indiquant la récidive des délinquants sexuels libérés de prison en 1994.
    http://www.ojp.usdoj.gov/bjs/abstract/rsorp94.htm
    Je voudrais également vous inviter à consulter
    http://www.sosen.org

    où vous pourrez trouver de plus amples renseignements sur les délinquants sexuels.

    Quel a été l'impact des registres ouverts au public? Quand il s'agit de délinquants sexuels, nous les craignons;

    nous exigeons qu'ils soient répertoriés, dans certains États pour la vie. Nous les maintenons au chômage.

    Nous les forçons à rester sans-abri. Nous leur refusons l'aide des services sociaux. Nous leur faisons perdre espoir.

    Dans de nombreuses régions à travers le pays, villes ou communes sont en train de créer une législation visant

    à les chasser complètement. Où vont-ils finir? Vous ne souhaitez pas, pour vos êtres chers, qu’ils soient près de

    chez eux, mais si l’un d’eux était membre de votre propre famille, vous sentiriez-vous de même?

    J'en doute beaucoup.

    Pourtant, ces mêmes personnes ont maintenant une lettre de marque écarlate sur elles pour le reste de leur vie.

    Est-ce juste? Est-ce qu'elles méritent une peine à perpétuité? Ne devraient-elles pas obtenir la même possibilité

    que tout autre mauvais bougre de reprendre une autre vie? Ne devraient-elles pas être en mesure de prouver

    qu'elles peuvent devenir membres productifs de la société? Oui elles le devraient.

    L'éducation est la clé. Si les parents devenaient plus responsables, et vraiment faisaient attention à leurs enfants,

     beaucoup des choses « qui peuvent arriver » ne seraient pas sur le point de., exactement comme c’était lorsque

    vous étiez vous-même un jeune enfant. Oui les parents doivent éduquer leurs enfants à rester en sécurité, ce qui

    est un bon toucher, ce qui est une « mauvaise touche » et ce qu'il faut faire si de telles affaires se passent.

    Ceci n'est pas un concept nouveau, mais le même que vos parents ont appliqué avec vous quand vous étiez enfant.

    Vous saviez où ne pas aller ou de qui rester à l'écart.
    Tous les terribles délinquants sexuels seraient-ils sortis de cette brousse avec vous?

    Non, beaucoup sont les parents qui en doutent.

    Malheureusement dans la société d'aujourd'hui - avec les deux parents qui travaillent, on doit laisser à un baby-sitter

     ou à autre adulte « responsable » la mission de mettre en garde contre les choses à surveiller. Rien ne peut jamais

    arriver si les dispensateurs de soins pensent que cela n’est pas au-delà de leurs tâches spécifiques. Ou bien,

    comme de nombreux enfants se trouvent être des enfants « à la clé » qui n'ont pas d'adultes autour d’eux jusqu'à

    ce qu'un des parents rentre du travail, il est encore de la responsabilité des parents d’avertir leurs enfants des

    dangers d'aujourd'hui.

    Un registre des délinquants sexuels est nécessaire dans ce pays, où un seul site contient des informations pour

    ceux qui ont prouvé qu'ils sont les pires, et pas pour les types de délinquants que de nombreux États ont aujourd'hui.

    On m’a toujours dit qu'il est beaucoup plus facile de trouver quelque chose dans un petit tas que dans un grand.

    Les « registres sexuels » sont au défi de leur propre utilité en énumérant un par un tous les supposés crimes

    plutôt que ceux dont, au-delà du doute, il a été prouvé qu’ils appartiennent à tout registre !

    Cela draine les budgets nécessaires à la simple application de la loi, escamotant les fonds nécessaires pour l'éducation,

    et c’est devenu plus un fardeau qu’une propre valeur.

    Voir aussi, par un professionnel du secteur de la justice - et l'article date de 1998 :
    Politique et incompétence

    Les lecteurs qui, dans ce secteur, n'imaginent pas l'inhumaine duplicité de certaines personnes à la solde de
    puissantes corporations, cliqueront :
    Internet, le scandale: un "coup d'essai"

     

     

    Homme-Dieu et nouveaux Messies

    "Homme-Dieu"., par les Villages ?  (ou  "Parlez, Villages"  ?)

    Dans le vide laissé par les idéologies dominantes du 20e siècle, marxisme et capitalisme néolibéral - idéologies irréductiblement opposées mais qui ont toutes deux démontré leurs indépassables limites matérielles, les anciens dogmes et rituels collectifs se sont engouffrés avec le risque bien réel d'une véritable "perte de conscience", et le renouvellement d'une perpétuelle remise en question des principes humanistes, ces principes dits "rationalistes" qu'on pouvait prendre pour inattaquables depuis la Renaissance et le dit "Siècle des Lumières".

    Hélas, les nécessités du dialogue et de tout discours basé sur un langage symbolique quelconque imposent de faire appel aux catégories; l'auteur des présentes lignes se trouve devant ce dilemme: le propos indique ici très nettement référence à "livres" et lecture.
    Toutefois le contenu, l'essentiel de la réflexion est axé très principalement sur les religions (ou leur absence) et donc aussi sur la philosophie morale, discipline dont le thème est l'analyse théorique et l'examen détaillé des pratiques quotidiennes qui se réfèrent aux idéaux, ainsi qu'aux obligations qui s'y réfèrent.

    La question se pose notamment de la place assez particulière occupée par le rite orthodoxe et ses référents idéologiques ou philosophiques avant, pendant et après la longue parenthèse ouverte par la révolution bolchévique dans la vie de la grande majorité des citoyens des pays
    de l'Est.

    Le lecteur va penser qu'il manque ici un passage, une transition dans le texte, ou bien que le propos est tant soit peu décousu. Non, c'est voulu; car le parallèle est assez sensible, à presque deux millénaires d'écart. Et n'a-t-on pas déjà remarqué la recrudescence des associations mafieuses dans le monde entier; dans les quartiers qui se délabrent on fait mine de s'étonner du manège des "marchands de sommeil", et on fait scandale pour quelques misérables « sans-papiers » alors que dans le secteur des hôtels-restaurants-cafés, ou dans les chantiers de construction, travaillent quotidiennement des millers de clandestins avec la bénédiction des autorités (quel est le réel pouvoir de l'inspection sur la jungle des entreprises ?) et les haussements de tête de quelques dirigeants syndicaux.

    Si l’on s’en tient à la documentation scientifique s’appuyant sur des sources historiques confirmées à l’exclusion de tout panégyrique, discours orienté ou texte autosuffisant, le christianisme comme doctrine officiellement constituée n’est apparu qu’à la suite d’un choix volontaire exercé par l’empereur Constantin Ier au IVe siècle pour favoriser l’unification de l’empire après plus d’un siècle de répression féroce exercée par nombre de ses prédécesseurs à l’encontre des collegia qui constituaient à l’époque les seules associations d’entraide où il était toléré que se retrouvent notamment les esclaves nouvellement affranchis.

    Pour éclairer la perspective, cela se passait moins de trois siècles après la révolte conduite par Spartacus, mouvement qui avait - jusqu’aux portes de Rome, sérieusement ébranlé la confiance que pouvaient entretenir tous les citoyens, tant patriciens que plébéiens, à l’égard du pouvoir impérial. Depuis lors les collegia, avec des fortunes diverses, n'avaient pas cessé d'incarner la résistance au pouvoir impérial jusqu'à la répression déclenchée par le prédécesseur immédiat de Constantin, l'empereur Dioclétien, lequel exigeait par mesure de sûreté la destruction pure et simple de tout livre sacré de référence.

    Contrairement à tous efforts dans le sens d'une légitimation quelconque - allant jusqu'au pur et simple "principe d'autorité" qui consiste tout simplement à accepter comme vérité indiscutable la parole des autorités ecclésiastiques (des cultes dits protestants comme des cultes catholique ou orthodoxe) il est avéré que les premières références historiques à une quelconque figure christique ne sont pas antérieures au IVe siècle et s’attachent soit à un  chrestos » mot grec signifiant « oint » c’est-à-dire nouveau-né couvert d’huile protectrice - idole qui se rapproche d’une image d’Horus, fils d’Isis, divinité égyptienne en honneur à l’époque chez les marchands très nombreux à Rome, soit à un « christus » mot latin signifiant à peu près « domestique disponible comme s’il était accroché au porte-manteau »

    Mais la recherche fiévreuse de l'unanimité - bien qu'on soit porté à se demander en quoi elle est à ce point indispensable, en matière philosophique et politique, ne s'arrête pas là. Pour la première fois je fus sensibilisé à l'idée d'un mysticisme athée, ou à la "légitimité publique" d'une spiritualité humaniste, au travers des propos tenus sur les ondes de la Radio-Télévision Belge francophone par l'ancien vice-recteur de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.

    A ce propos il est certes instructif de se référer à l'étude conduite par Pascale Foutrier, chargée de recherches à l'Université du Havre, étude dont elle rend compte dans l'Écrivain singulier à propos du livre de Nathalie Heinich, Être écrivain, création et identité (Paris, La Découverte, 2000)
    Pascale Foutrier signale que la sociologue Nathalie Heinich est amenée "à se demander si véritablement l'expérience littéraire est assimilable à l'expérience religieuse" - voir chapitre Critique du modèle, du 11e au 15e alinéas.

    Sans aucune malice - autant vouloir "enfoncer une porte ouverte", on peut se demander par ailleurs si ces propos ou la réflexion qui les inspire n'auraient "vraiment pas été pour rien" dans la décision des "vieux routards" ou du comité dit "des sages" (comme en compte tout parti politique de longue tradition) pour changer de fond en comble, si ce n'est la trame de l'électorat, du moins le thème directeur et l'appellation phare de ce parti social-chrétien devenu à présent, avec à sa tête une présidente, le "centre démocrate humaniste".

    Sur ce thème novateur, les auteurs les plus souvent cités sont Jean-Claude Bologne et Georges Bataille

    Luc Ferry aussi se singularise en ce sens par son oeuvre intitulée "L'Homme-Dieu". In English: wiki-quote

    Quant à Peter Handke auteur de nationalité slovène et de langue allemande, notamment dans son opuscule "Par les Villages" il manipule un langage poétique - où les envolées messianiques se le disputent aux descriptions naturalistes d'une charmante sobriété, laissant le lecteur
    le souffle court avec "l'envie d'en redemander".

    Peter Handke a été placé sous les feux de l'actualité lors du retour en Serbie de la dépouille mortelle de l'ancien premier ministre Slobodan Milosevic, dont il avait accepté de prononcer l'éloge funèbre.

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