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    Assertif, assertivité?

    Assertif, assertivité, vérité, la démocratie ?

    Pendant plus d'un demi-siècle en Union soviétique, l'un des quotidiens - si ce n'est le plus lu, du moins le premier cité - fut la PRAVDA, titre qui signifie en russe la VÉRITÉ. Qui l'eût cru?

    Un roman à thèse de
    George Orwell publié en 1945 : Animal Farm décrit sous la forme d'une parabole animalière les enjeux d'un tel problème.

    A l'aube du XXIe siècle, demandons-nous quelles sont encore parmi les personnes ayant appris à lire et capables de décrypter les informations issues des télévisions - voire aussi les indications qu'elles lisent sur la lettre qui leur est adressée émanant du bureau de perception des contributions et taxes - celles qui pourraient encore prendre pour "argent comptant" je cite, sans ordre prioritaire:
    - les films de Mel Gibson; - les horoscopes; - le tiercé gagnant; - la voix de mon père; - les hoquets de ma mère; - les cours de la Bourse la plus proche;
    - Madame Irma, voyante extra-lucide; - Monsieur Ibrahim, gourou africain; - Sen Yeung-khan, la Voix des dernières Incantations; - le chant du rossignol après l'orage; - le sourire de l'Ange avant l'Apocalypse;
    - etc.

    Qui donc oserait prétendre se donner pour plus fort que tout un chacun, pour plus convaincant que qui que ce soit, pour plus décidément persuasif qu'un Machiavel, ou pour plus délibérément faux et menteur que Monsieur Joseph Goebbels aura pu l'être aux jours les plus sombres du IIIe Reich.?

    Pour autant, cet exercice fait l'objet d'une discipline ou d'un art qui est enseigné, la rhétorique - et cet art, cette discipline, leurs voies et leurs moyens, forment un ensemble de matières académiques fort suivies dans de nombreuses universités du Nouveau-Monde aussi bien que de l'Ancien: le management.

    Les attorneys de droit de common law, tout comme les avocats, avoués, notaires et tabellions des pays qui ont connu, de près ou de loin, le Code civil de l'Empire ont nécessairement tous sans distinction ce don - parfois sans avoir suivi des cours de rhétorique et sans aucune notion de management.

    Ce don, c'est celui de se montrer assertif. De quoi s'agit-il ?
    C'est la qualité première d'une assertion, c'est-à-dire d'une proposition, d'une locution verbale ou verbalisable, compréhensible pour un auditoire d'au moins deux ou trois personnes qui puissent, soit en faire un compte rendu cohérent, soit en rendre un témoignage conséquent.

    Compte rendu cohérent: histoire officielle ou reportage d'actualité journalistique; témoignage conséquent: rapport moral, récit personnel, parole d'évangile, conte, légende, mythe ou tradition.

    Les comptes rendus rapportés des zones terrestres, navales ou spatiales inscrites aux prospectives énergétiques des pays les plus développés, ou encore les rapports issus de la presse d'information relevant témoignages provenant des territoires soumis aux convoitises géopolitiques et stratégiques - territoires proches du "théatre des opérations" les plus meurtrières des dernières années - ces comptes rendus classifiés ou ces rapports de témoignages personnels (quand bien même leurs auteurs n'y auraient pas entretemps perdu la vie) délivrent un message subliminal, une impression de voix off, pourtant assez clairs: jamais la vérité n'aura été plus difficile à cerner, jamais démocratie et liberté n'auront été notions plus fragiles qu'en ce début du XXIe siècle.

    Nous appelons à nous démocratie et liberté.

    Mais posons-nous cette question gênante: la liberté est certes populaire; mais la démocratie l'est-elle aussi? N'est-ce pas un a priori, dès lors qu'on accepte d'appeler "démocraties populaires" les pays dont - pendant plus de cinquante ans - les gouvernants ont été membres, non élus au suffrage universel, d'une aristocratie recrutée parmi l'élite autoproclamée d'une foule de militants d'obédience communiste soviétique ?

    La liberté est-elle soluble dans la démocratie ? Et la démocratie est-elle toujours ailleurs ?

    Comme s'il fallait après le repas familial, débarrasser violemment la table afin d'y étaler les cartes à jouer, faut-il remuer les idées d'anarchie et revenir à ce mot d'ordre irresponsable et passablement stupide: "sous les pavés, la plage" ?

    Abolir une "source de profit réelle" ?

    Source de profit réelle de la "net-economy"

    Pour  la  P E D A B O L I T I O N

    Proposition du concept de pédabolition, ou abolition de la pédophilie :
    en tous lieux et à tous moments où
    urgence politicomédiatique et la pression sociale [Internet, le scandale: un "coup d'essai"]
    http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!302.entry
    ne retiennent a posteriori que répression, enquêtes psychomédicales et contraintes judiciaires applicables de manière aléatoire.

    La pratique abolitionniste présuppose une vigilance constante et permanente fondée sur la compréhension fondamentale des ressorts psychiques et sociologiques profonds du phénomène radicalement prévalent qu'est la pédophilie parmi les cultures à l'échelle globale dans une perspective anthropologique et par-delà les traditions locales ou nationales.

    Dans la plupart des pays développés, les proxénètes sont poursuivis à l'exception des prostitué(e)s, lesquel(le)s sont considéré(e)s comme leur(s) victimes et comme tel(le)s font l'objet
    de réinsertion socioprofessionnelle dans le meilleur des cas.

    A l'instar de telle démarche, l'abolition de la pédophilie prévoit de développer une approche de prévention concertée à l'égard des manoeuvres diverses, et des stratégies frauduleuses développées par les criminels en puissance.

    Ne négligeons pas une observation essentielle et primordiale : ces criminels ne sont pas seulement les trafiquants membres d'organisations occultes et fortement organisées.
    Les mafieux sont le plus souvent connus par les parquets judiciaires, mais se révèlent inattaquables à cause du manque apparent de preuves.

    Mais les plus dangereux pédophiles sont les maniaques isolés, pervers honteux pour lesquels le premier passage à l'acte sera pour eux comme un jeu suicidaire de "roulette russe".
    En l'occurrence, le problème - par-devers l'enfant - est que l'acte non-abouti ne fasse l'objet de tentatives en tous sens pour en dissimuler les intentions manifestes : recel de(s) cadavre(s)
     
    A cette démarche préventive et concertée d'abolition, il va de soi que les enfants eux-mêmes doivent être pertinemment préparés le plus précocement possible, et qu'ils soient conscients que leurs proches, tout autant que leurs enseignants et l'ensemble des associations éducatives, y participent effectivement et personnellement.


    Quelques articles de référence:  

    Transgresser ?
    http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!412.entry

    "Les uns comme les autres, ici ou ailleurs : Truffes"
    http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/09/truffles-to-doubting-sow.html

    Viol sans violences
    http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!289.entry

    Une réalité qui dépasse la fiction: Natascha K.
    http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/09/natasha-un-saut-existenciel.html


    Politique et incompétence
    http://transculturel.spaces.live.com/blog/cns!2F652F595CA891AF!413.entry

    Pour les Papas et les Mamans - For Dads and Mums
    http://back-to-andaman.blogspot.com/2006/06/for-dads-and-mums-pour-papas-et-mamans.html

    Commentaire de: MarieB14
    "Eradiquer la pédophilie ...Lourde bataille ...C'est tout un système qu'il faut éduquer ..
    On est dans du marchandage médiatique politique mais la base n'est pas résolue ...
    On met très peu de moyen pour solutionner le problème ...Il n'y a pas de vaccin contre ça ( remarque sur la bêtise non plus)
    Je travaille en pédo-psychiâtrie et je vis quotidiennement les outrages qu'ont subi les enfants ...
    Malgré tout je reste très vigilante avant l'affaire d'Outreau il y a eu bcp de dérive...

    Commentaire de: PapaMich
    "Si je saisis bien ta réflexion, "avant l'affaire d'Outreau il y a eu beaucoup de dérives.,"
    Laisses-tu entendre que depuis les dernières conclusions, judiciaires, médiatiques et politiques (de cette affaire) il n'y aurait plus la moindre dérive possible?
    Pour un membre du personnel académique ou technique compétent, qui pourrait se voir éventuellement citée à la barre en qualité d'expert, on pourrait te jauger (ici et maintenant, fatalement "à l'emporte-pièce") un brin désabusée, si ce n'est même tout-à-fait démotivée, n'est-il pas?
    Est-ce donc aussi parce que tu ne serais, en cette occurrence-là "pas mieux payée que femme d'ouvrage" comme on l'a entendu au Palais dans la bouche d'un confrère?
    "Voudrais-tu bien me pardonner si je te paraissais quelque peu agressif.

    Commentaire de: MarieB14
    "Des dérives il y en aura toujours , l'affaire d'Outreau a permis un peu d'éclaircir les états de faits ...
    D'autres affaires viendront et ils se référenceront à cette affaire ...
    Je suis allée à plusieurs colloques justement sur paroles d'enfants ...
    Et tous sont unanimes , l'enfant ne ment jamais , (à la base) C'est l'adulte qui induit sa parole et la détourne à sa sauce ...
    Dans mon domaine je suis très vigilante sur les propos des enfants , il n'y a pas que les mots qui sont importants mais tout un comportement et ce n'est pas que sur un bilan que l'on définit, si oui ou non l'enfant a subi ...Il faut des mois parfois pour savoir ...
    Mais en général dans 95% des cas il a été maltraité , cassé ...Et la réparation plus elle est prise tard plus les séquelles sont importantes ...
    Je ne suis pas femme d'ouvrage , je suis ni femme courage , je suis une femme qui respecte les humains et j'essaye de comprendre et d'aider les enfants à se reconstruire dans de bonnes conditions ...Je ne suis ni désabusée encore moins démotivée ...Je suis pragmatique simplement ...
    Parce que dans le regard des enfants je m'y retrouve un peu ...

    Commentaire de: PapaMich 
    "Pour quelle raison? Je ne sais si l'idée de tenir dialogue à l'abri des regards soit des Amis du "tableau de blog", soit de quiconque m'est venue premièrement à moi, ou bien à "vous, Docteur".[Je persiste avec le "tu" ici et maintenant, vu les circonstances]
    Ma 1ère repartie était de l'indignation après les dénis de justice lors d'Outreau-1ère mouture.Tu m'as ensuite éclairé notamment sur les difficultés pour trouver le ton juste dans une relation réellement "à égalité" biunivoque avec l'(les) enfant(s) quand on en est à l'instruction judiciaire.
    Laissons de côté ces questions prétoriennes (sur le tarif appliqué au défrayement des frais d'expertise) et penchons-nous plus fondamentalement sur les problèmes situés en amont par rapport aux litiges, et non dans le "marais" du prétoire, entre plaintes et réfutations.
    Il est hors de doute que l'enfant - comme quiconque à des âges plus avancés - dit la vérité spontanément à la condition de parler sans crainte.
    S'ajoute, pour les dits mineurs d'âge et en raison-même de ce statut, la circonstance impérieuse qu'ils resteraient instrumentalisés par leurs parents et,ou tuteurs quand bien même ils seraient (dits) "soient victimes", "soient auteurs", soient qu'ils aient été - si peu que ce soit - complices des faits (mais, à l'insu de leur plein gré) de ces faits incontestablement humiliants par leur nature singulière, et a fortiori lorsque ces faits sont décortiqués sur la place publique.
    Mais pour la notion de "majorité sexuelle" (qui laisse présumer le consentement) comment justifier un tel décalage entre "belles paroles" et le droit appliqué, par exemple en Espagne: majeurs à 12 ans, et en Grèce: majeurs à 18 ans?"
    [dialogue laissé tel quel, jusqu'à ce jour.,]

    >> Penser au Global - Agir au Local <<


    Pédophilie criminelle et récidive: une prévention ?

    Pédophilie criminelle entre thérapie et prévention

    Extraits des sites de France2 et France3 - Journaux télévisés 19-20h.
    Le pédophile récidiviste Francis Evrard a été mis en examen vendredi pour "enlèvement, viols et agressions sexuelles en récidive" et écroué. Il a enlevé Enis, 5 ans, mercredi à Roubaix, et a admis l'avoir violé dans un garage où il a été arrêté jeudi.
    Déjà condamné pour agressions sexuelles sur mineurs, il était sorti de prison sous "surveillance judiciaire" le 2 juillet.
    Agé de 61 ans, l'accusé était placé "sous le régime de la surveillance judiciaire" à compter de sa libération du centre pénitentiaire de Caen le 2 juillet jusqu'en décembre 2013, a expliqué la vice-procureur de Lille, Valérie Courtalon.
    "C'est une mesure de sûreté, notamment ordonnée s'il y a un risque important de récidive encouru, ce qui était le cas. Cette mesure est prononcée après un examen psychiatrique qui a confirmé la dangerosité" de l'homme.
    "Il avait pour obligation de répondre aux convocations du juge d'application des peines, de prévenir de tout déplacement et de toute installation hors de la région considérée, et de s'abstenir de tout contact avec des mineurs", selon la magistrate qui a ajouté: "Il n'a respecté aucune de ces obligations."
    Francis Evrard a déjà été condamné en 1975 à 15 ans de réclusion criminelle pour des attentats à la pudeur sur mineurs, en 1985 à quatre ans de prison pour des faits identiques et en 1989 à 27 ans de réclusion, dont deux tiers de sûreté, pour des viols sur deux garçons de sept et huit ans. Il encourt la réclusion à perpétuité.
    http://jt.france3.fr/1920/

    Commentaires sur le vif - 20 août 2007

    - enfin, on prend en France des mesures multidisciplinaires engageant publiquement au plus haut niveau plusieurs départements ministériels (ici, la Justice et la Santé) afin que des problèmes récurrents finissent par trouver des solutions différenciées - non de simples mesurettes très populaires, voire démagogiques, mais vite enlisées dans la routine courtelinesque - solutions que l'opinion demande en vraie dimension, et non pour complaire au "politiquement correct";
    - publiquement et par la voix d'une femme Garde des Sceaux, références est faite à des expériences concluantes en cours dans d'autres pays européens (ici, l'Allemagne et les Pays-Bas)
    - le "parler vrai" ne paraît plus causer des réactions soit d'ironie déplacée, soit de réserve dédaigneuse.

    Avis CCNE_prison
    http://www.blog.fr/srv/media/media_item.php?item_ID=1898126
    voir le site de Chomolungma:
    http://rectoverso.blog.fr/2007/08/20/ouvrir_les_yeux~2839504

    Sur le Web, les campagnes vidéo contre la pédophilie sont axées sur la prévention
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-947056@51-945111,0.html

     

    >> Penser globalement - Agir localement <<

    Internet, le scandale : un "coup d'essai"

    voir (4) Internet : la censure américaine (Idées Belgique)
    Communications Decency Act

    Le scandale Internet

    Historique d'un "coup d'essai"

    En 2000 plusieurs O.N.G. mandatées par les institutions internationales recensaient sur le seul territoire de la république de Russie environ six millions d’enfants de la rue, c’est-à-dire des enfants de 6 à 18 ans sans papiers ou sans famille déclarée.

    En 2001 en Chine, les autorités reconnaissaient le chiffre d’environ trois cent millions de paysans sans emploi. Dans ce pays où les couples déclarés obtiennent de l’Etat des facilités censées les décourager de mettre au monde plus qu’un seul enfant, quels emplois restent à ces millions de chômeurs aux abords des mégalopoles ?

    En 2002 en Europe restreinte à la zone Euro, en Europe élargie aux pays candidats, ou encore, dans de nombreux autres pays dits "industriels avancés" liés à ceux du G7, combien sont-elles les initiatives responsables en vue de promouvoir ou de faciliter, sur les questions de maturation affective ou d’éveil de la sexualité, un dialogue entre générations, initiatives favorables aux prises de conscience personnelles ou collectives ?

    A la suite de la grande frayeur, après les révélations publiques sur les crimes de pédophiles(1) où l’utilisation d’internet prenait place, sont nés une série d’associations, mouvements, colloques, œuvres écrites ou télévisuelles destinées aux parents, si ce n’est véritablement à leurs enfants.

    Force est de constater qu’il s’agit là surtout de métaphores autour des thèmes de la confiance et de l’affection bien orientées, plutôt que de mises en garde réalistes ou de messages directs et clairs, lisibles par les enfants et par les adolescents eux-mêmes.

    En Europe occidentale, autour des faits de morale personnelle et sexuelle, rien ne semble avoir changé depuis l’affaire dite des mystères de la Grande Déesse et l’exil en Dacie (actuelle Roumanie) du poète Ovide, impudent auteur d’un « Art d’aimer » Il persiste une conception du monde à la fois mal décentralisée, mais toujours théocratique et patriarcale de quelques émules des empereurs romains de l’Antiquité.

    Pendant la Renaissance et la Réforme, à peu près depuis le 16e jusqu’au 18e siècle, les accès d’hystérie collective furent fréquents : il y eut en France notamment l’affaire des dits possédés de Loudun, analysée par Voltaire et les Encyclopédistes: épisode des mutations culturelles et sociopolitiques amenant inexorablement le monde occidental vers la dite centralisation démocratique des Etats modernes, et dont Ken Russel a tiré un film: The Devils. Dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, des conditions assez semblables firent place à l’affaire des dites sorcières de Salem.

    Aux Etats-Unis d’Amérique du Nord après l’indépendance, il y eut aussi un « Chief Justice » nommé Lynch qui allégrement se lavait les mains pendant que les gens qui l’avaient élu à son poste se défoulaient de l’une ou l’autre crise en se salissant les leurs sur quelque pauvre diable(sse), martyr(e) désigné(e) Après les jeux du cirque de la Rome impériale, et les mises à la question de l’Inquisition, se faisait encore attendre l’évocation d’une humanité perverse polymorphe à travers les écrits d’un marquis de Sade ou ceux d’un Léopold de Sacher-Masoch.   

    Les contemporains de la reine Victoria n’étaient pas loin de mener la vie d’un Dr Jekyll & Mr Hyde, eux qui, dans l’engouement de l’époque pour les « tableaux vivants » d’après l’antique, laissaient un Lewis Carroll (auteur d’Alice aux Pays des Merveilles) dans la vie réelle professeur de maths nommé Charles Dodgson, faire des séries énormes de photographies de leurs enfants dénudés. Les anglophones apprécieront le choix ciblé du pseudonyme Car-roll ainsi que le surprenant patronyme Dodg(e)son.

    Au 21e siècle, les critères éthiques ou les fondements de la moralité publique ont-ils réellement changé ? Et si la question se pose, cela n’est-il pas assumé délibérément pour une frange très réduite de la civilisation, et presque exclusivement dans un certain type de culture ?

    Internet et ses extensions mobiles, la télématique, la robotique, les thérapies géniques, les transferts de technologie nucléaire, la biologie moléculaire et la recherche agronomique, etc., sont prétextes à mouvements ou bien d’acceptation ou bien de résistance au changement, ainsi qu’à la mutation des comportements individuels ou collectifs qui ont toujours accompagné les avancées techno-scientifiques. Ces mouvements, à défaut de s’organiser socialement, s’entremêlent et s’interpénètrent de façon subtile et parfois relativement complexe.

    Dans la mesure où par nécessité la société civile s’ouvre aux responsabilités publiques, tout projet novateur - et les préoccupations économiques et financières indispensables à son développement - met en question les stéréotypes religieux ou philosophiques ici et maintenant présents dans la vie familiale et quotidienne.

    Les églises et communautés religieuses - ou toute autre congrégation par ailleurs, reconnue ou non par l'autorité publique - n’échappent pas à cette évolution, parfois nommée sécularisation sur le modèle classique de la chrétienté où coexistent clergé "séculier" - ouvert dans le siècle aux mortels - et clergé "régulier" regroupant pour l'éternité divers ordres monastiques, chacun suivant une règle propre. 

    En Amérique du Nord, malgré la législation prohibant les pratiques anticoncurrentielles, un conglomérat économico-financier s’est créé dont les métiers de base se concentrent sur l’utilisation des techniques internet par le plus grand public à l‘échelle mondiale. 

    Cependant la majorité des employés, ingénieurs ou techniciens, partie prenante et premiers bénéficiaires de ces techniques internet sont, à leur insu parfois, porteurs de l’idéologie conservatrice des Etats du Nord-est, idéologie frileuse et réactionnaire proclamée par prédicateurs à grand spectacle ou dispensée par démarcheurs itinérants, sinon quotidiennement relayée par les communautés de base catholiques ou protestantes, évangéliques, méthodistes, presbytériennes, etc., mais aussi juives ou musulmanes dites intégrées.

    Il faut savoir qu’une différence foncière existe, un réel phénomène interculturel de divergence d’interprétation, entre les conceptions états-unienne et européenne de l’exercice du droit à l’expression individuelle et ce, suivant les principes fondamentaux consignés dans les textes constitutionnels.

    Dans les pays latins où l’ordre judiciaire est à l’heure actuelle encore inspiré du code civil hérité de l’occupation par les conscrits de l’empereur Napoléon 1er Bonaparte, on ne semble pas prendre la mesure ultime de la perception sociale - se résumant au sentiment de la justice - perception inhérente à l'application même d'une doctrine imprescriptible.

    Jusqu’à présent, le « 1st amendment » - article premier - de la constitution des Etats-Unis permet au citoyen la complète et totale expression publique de ses opinions personnelles en quelque lieu ou à quelque moment qu’il le désire, et par quelque moyen licite que ce soit sans devoir en référer préalablement à aucune autorité publique.

    Contrairement à une idée répandue ceci n’est pas imaginable dans les autres pays dits démocratiques, dans lesquels toute expression publique est préalablement soumise à l’autorisation officielle des pouvoirs constitués lesquels sont, quand il s’agit de la rue, prompts à faire encadrer par la police les dites « manifestations publiques »

    Ancrée dans le quotidien, la conception de l’ordre public états-unienne et cette idée de la liberté d’expression personnelle « qui va de soi » peut aller en toute innocence jusqu’à la diffusion par internet non seulement d’opinions généreuses ou d’informations utiles au bien commun de l’humanité, mais aussi d’incitations à la haine, à la violence, à l’utilisation de produits dangereux ou à l’abus sexuel.

    Il faut faire ici la distinction entre internet et « bulletin board system » (BBS), c’est-à-dire entre un réseau de communication aux mailles éclatées d’une part, et de l’autre un système de transmission interactif mais exclusif entre un fournisseur d’accès et ses usagers. Le cas de figure des BBS est assez comparable à celui du libraire de quartier qui délivrerait loin des yeux de toute autre personne (et des réputés « mineurs d’âge ») de la littérature qualifiée de « licencieuse » à des clients réguliers bien connus de lui.

    Dès le moment où l’étude des marchés a fourni des indicateurs favorables, le consortium industriel des technologies de l’information et de la communication a décidé de passer du stade des BBS à celui d’internet, ce qui allait pouvoir démultiplier - sans aucun frein pensaient-ils - les revenus publicitaires et ceux associés aux ventes des œuvres multimédias.

    Couverts par le « 1st amendment » les simples usagers états-uniens d’internet et du courrier électronique firent tout naturellement usage de ce moyen de communication non seulement rapide, facile et peu coûteux, mais également anonyme, pour échanger sans la moindre hésitation un certain type de documentation très personnel.

    Les techniciens des fournisseurs d’accès, quand ils avaient à décharger périodiquement les mémoires temporaires des ordinateurs de référence, ne se sont pas fait prier pour constituer au départ de ces matériaux de réelles collections qu’ils diffusèrent le plus souvent à titre onéreux par le moyen des forums de discussion spécialisés - les newsgroups.

    A cause de la nature inédite des techniques internet ceci existe encore à l’heure actuelle, et la production en est facilitée dans les aires géographiques où la législation s’y prête.

    Celui "par lequel le scandale éclate" fut en l'occurrence un prétendu ingénieur-technicien électricien du nom de Rimm se présentant comme membre d’une équipe de recherche de la Carnegie Mellon University. Envers et contre tous usages académiques réglant la publication de mémoires ou thèses universitaires, ce personnage douteux obtint pour un papier à scandale sans aucune véritable argumentation, la publication en page de couverture du Time magazine. Voir Censorship,Rimm,CMU,Time 'hoffman_novak_to_rimm.response' - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01)

    Presque en même temps l’affaire Megane éclata, du prénom de la petite martyre victime d’un détraqué sexuel - un an auparavant, affaire très semblable en Belgique à celle de Julie et Mélissa - et déclencha des manifestations populaires sans précédent. Voir (3) loi Megane.

    Il fallait s’y attendre, et c’était probablement dans la discrétion l’effet attendu par les commanditaires de Rimm : au bénéfice de qui ce mouvement de panique se solda-t-il ? Le lobby des technologies de l’information et de la communication ne pouvait que se réjouir, au premier abord devant une lecture soudainement accrue des newsgroups, précisément ceux-là même par lesquels les turpitudes étaient distribuées à leurs clients, sans être pour autant publiquement dévoilées.

    Vint alors l’effet de boomerang, en deux temps, trois mouvements : le chef de l’exécutif carrément mis à nu par l’une de ses secrétaires ; la demande de révision de la Constitution touchant à la liberté des médias- voir (4) Internet : la censure américaine (Idées Belgique) , et last but not least, le choc frontal du terrorisme sur le centre états-unien des affaires.

    En Belgique après les multiples réformes de la Police, les nombreuses affaires judiciaires ou les enquêtes de voisinage sur des enseignants, croit-on enfin tenir la solution définitive à tout problème de sécurité ? Les jeunes, leurs parents ou leurs enseignants, attendent-ils vraiment des initiatives pertinentes des pouvoirs publics ou de la dite société civile ?

    Improbable fiction, la société civile est écartelée dans ce compromis permanent de sanction synallagmatique entre aveux publics de faillite et prises d’intérêt particulier. Dans le meilleur des cas elle est tantôt pôle de convergence ou point de ralliement des bonnes volontés, tantôt dans le pire, carrefour de tous les dangers ou nasse dans laquelle la foule irrésistiblement se trouve entraînée vers sa perte.

    La surinformation, de même que la suspicion persistante quant aux éventuelles compromissions politiques et policières dans l’assassinat de personnalités de premier rang ou dans d’autres affaires de grand banditisme non résolues, favorisent une culture de panique et de viol des consciences dans la mesure où ces événements réellement anormaux affectent profondément la confiance de personnes souvent peu formées pour l’analyse impartiale et la critique objective.

    Faut-il s’étonner que des intellectuels, ingénieurs, techniciens de haut niveau - que penser de leurs enfants ? - se sont un jour trouvés à ce point déboussolés qu’ils ont versé dans une fascination morbide pour de prétendues sectes mystiques ou d'occultes groupes militants, voire même dans une collaboration suicidaire à des réseaux terroristes armés. 

    Pour autant, le citoyen lambda a-t-il droit à ce qu’il est convenu d’appeler vie privée ? Actuellement le mirage virtuel permanent des médias et l’envahissement quasi subliminal par les réseaux télématiques interactifs ne lui font-ils pas ressentir cette petite vie individuelle qui est sienne comme une vie « privée de tout » ? 

    Mieux qu’aucun tribun public ou autre factotum administratif, les acteurs de terrain, enseignants, psychologues ou travailleurs sociaux sont bien placés pour savoir que les jeunes, enfants et adolescents, sont enclins par nature à des tentatives d’expérimenter la vraie vie si bien vantée par les spécialistes du marketing. Ils ressentiront à coup sûr le hiatus, la béance dans leur parcours personnel d’autant plus cruellement que la vie vraie présentée froidement à l’école leur paraîtra terne et décalée au regard de la vie rêvée de leurs héros, toujours très loin de la vie réelle vécue par les enfants de la rue. Voir (5) « enfants de la rue » ou "enfants de la rue"

    Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes d’éducation il faut analyser leurs conditions objectives d’apparition, par l’étude des politiques économiques et sociales relatives aussi bien au chômage des jeunes qu’à la violence et à la délinquance, et pour cela, il est utile d’établir des comparaisons avec l’ensemble des pays industrialisés.

    Il ne s’agit plus ici du Nord contre le Sud ou de l’Occident contre les « autres », selon une vision peu controversée de la civilisation qui hante encore des nostalgiques - parfois universitaires respectés, sinon respectables - et les fait parler d’eux à l’occasion des événements du 11.09.01 à Manhattan.

    Des rapports sont régulièrement publiés par la Commission européenne ou par les institutions internationales - F.A.O., U.N.I.C.E.F., O.M.S., F.M.I., O.C.D.E., etc. - lesquels rapports, même s’ils ne font pas l’unanimité quant à leurs méthodes ou leurs objectifs, donnent des avis argumentés qui obligent les décideurs à mettre cartes sur table et les forcent à discuter de faits délicats qu’ils auraient pu vouloir laisser dans l’ombre.

    Pour motiver politiques de développement et remédiations sociales, on entend opposer parfois deux visions contradictoires de la protection de l’enfance axées l’une sur le cloisonnement, la normalisation et la dépendance, l’autre sur l'ouverture, l'accompagnement et l'autonomie.

    Ne pourrait-on s'inspirer du choix et des initiatives développés en divers groupements notamment néerlandais, britanniques ou allemands, lesquels se démarquent radicalement de tout interventionnisme policier mais suivent les principes de l’éducation constructiviste et de l’humanisme d’un Carl Rogers, et s’appuient sur des références scientifiques solides en sexologie, pédagogie et criminologie. Voir (6) (7)et (8) issues notamment de Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds.

    Des alternatives sont-elles ouvertes ?

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    Outre tout fonds documentaire encore inexploité, les informations vérifiables contenues dans le présent texte sont obtenues notamment via les moteurs – ou « mot–(h)eurs » – de recherche Google et AltaVista.

    1 Par-delà les qualifications des décisions rendues et les divers traitements judiciaires réservés aux pédophiles, les attentes normatives du public invoquées par la magistrature sont étroitement dépendantes de l’environnement socioculturel et des conditions psychosociales qui prévalent en chacun des pays concernés : avec l’exécutif et le législatif, il s’agit ici de l’un des trois pouvoirs régaliens.

    Délaissant volontairement l’opposition purement dialectique entre attitudes de rupture et de connivence des justiciables envers l’appareil politico-judiciaire, on peut néanmoins s’interroger sur l’universalité des normes juridiques à l’échelle de la Toile. (Quoique sans rapport direct au présent texte, un aperçu des recherches contemporaines post-universitaires se trouve sous le lien hypertexte suivant: http://www.dhdi.free.fr/recherches/theoriedroit/articles/ostvdkintropyr.pdf à l’intitulé « Droits de l’Homme et Dialogue interculturel », notamment : « De la pyramide au réseau – Vers un nouveau mode de production du droit ? » Ost, François et van de Kerchove, Michel)

    Mais qu’ils soient de sexe masculin ou féminin, une différence de perception est déjà sensible dans les expressions langagières qui dénotent les dits *p é d o p h i l e s* en français et en anglais des Etats-Unis. « Pédé » pour *p é d é r a s t e* - du grec ancien « passionné d’enfants » - le vulgaire « *t a p e t t e* », ou le familier « *t a n t o u s e* » n’offrent pas exactement les mêmes connotations signifiantes que ‘boylover’ ou ‘lesbian’, ces termes ne se situant accessoirement pas dans le champ des préventions pénales. Il en va tout autrement pour le terme « *p é d o p h i l e*   » correspondant assez directement à ‘kidhacker’ dont la traduction littérale est « hacheur de chevreau » - superlatif de bourreau d’enfant.

    2 A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway » - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01)
    voir: hoffman_novak_to_rimm.response, sur:
    Censorship,Rimm_CMU_Time
    Le nom de Rimm se rapproche étrangement du vocable ‘*r  i m m i n g*’ - pratique sexuelle sui generis - en usage chez les ‘gays’...

    site web des publications de Donna Hoffman et Thomas Novak :

    http://elab.vanderbilt.edu

    3 Loi Megane

    Politics and Irrelevance: Community Notification Statutes by Eric Lotke as appeared in the Federal Sentencing Reporter, Volume 10, No. 2 September/October 1997

    voir (traduction non-autorisée) "Politique et incompétence" http://venturoscope.canalblog.com/archives/2007/05/24/5066378.html
    Sohopeful Legal Defense Fund - groupe de défense des droits civils et de la vie familiale des *p é d o p h i l e s* inscrits au registre judiciaire ouvert au public - ‘community notification kidhackers registry’

    site web : http://www.sohopeful.org - courriels : respond@sohopeful.org (documentation) - tomm5946@hotmail.com (webmaster)

    4 Internet, la censure américaine in "Le Vif/L'Express", p. 41(Idées Belgique) sous lien: Communications Decency Act

    5 Sur les enfants de la rue : 

    European Network on Street Children Worldwide - ENSCW

    avenue Albert 137 à B-1190 Bruxelles - T/02 347 78 48

    site web : http://www.enscw.org/

    courriel : claudia@enscw.org ou info@enscw.org

    Dynamo international

    rue de l’Etoile 22 à B-1180 Bruxelles - T/02 378 44 22 - F/               02 378 44 21        

    site web : http://www.travail-de-rue.net

    Courriel : parolesderue@travail-de-rue.net ou dynamo-int@travail-de-rue.net

    6 Ipce est un forum de niveau académique où se discutent les relations qui impliquent enfants et adolescents avec des adultes

    site web : http://www.ipce.org  ou http://www.ipce.info/ipceweb

    7 Sur la pédagogie sans frontières en bandes dessinées :

    site web : http://www.niklascomics.de/qindex.htm

    8 Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds:

    site web : http://www.cyber-rights.org