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(Le texte suivant a fait l'objet de plusieurs ré-éditions. Voici la dernière, datant de 2004; s'il vous plaît, voulez-vous bien signaler les liens internet perdus le cas échéant, afin qu'on puisse les rétablir dans le meilleur des cas, rapidement)
Internet, le scandale
Essai historique
En 2000 plusieurs O.N.G. mandatées par les institutions internationales recensaient sur le seul territoire de la république de Russie environ six millions d’enfants de la rue, c’est-à-dire des enfants de 6 à 18 ans sans papiers ou sans famille déclarée.
En 2001 en Chine, les autorités reconnaissaient le chiffre d’environ trois cent millions de paysans sans emploi. Dans ce pays où les couples déclarés obtiennent de l’Etat des facilités censées les décourager de mettre au monde plus qu’un seul enfant, quels emplois restent à ces millions de chômeurs aux abords des mégalopoles ?
En 2002 en Belgique francophone, mais aussi dans de nombreux pays liés à ceux du G7, combien sont-elles les initiatives responsables en vue de promouvoir ou de faciliter, sur les questions de maturation affective ou d’éveil de la sexualité, un dialogue entre générations, initiatives favorables aux prises de conscience personnelles ou collectives ? A la suite de la grande frayeur, après les révélations publiques sur les crimes de pédophiles(1) où l’utilisation d’internet prenait place, sont nés une série d’associations,
mouvements, colloques, œuvres écrites ou télévisuelles destinées aux parents, si ce n’est véritablement à leurs enfants.
Force est de constater qu’il s’agit là surtout de métaphores autour des thèmes de la confiance et de l’affection bien orientées, plutôt que de mises en garde réalistes ou de messages directs et clairs, lisibles et assimilables par les enfants et par les adolescents eux-mêmes.
En Europe occidentale, autour des faits de morale personnelle et sexuelle, rien ne semble avoir changé depuis l’affaire dite des mystères de la Grande Déesse et l’exil en Dacie (actuelle Roumanie) du poète Ovide, impudent auteur d’un « Art d’aimer » Il persiste une conception du monde à la fois mal décentralisée, mais toujours théocratique et patriarcale de quelques émules des empereurs romains de l’Antiquité.
Pendant la Renaissance et la Réforme, à peu près depuis le 16e jusqu’au 18e siècle, les accès d’hystérie collective furent fréquents : il y eut en France notamment l’affaire des dits possédés de Loudun, analysée par Voltaire et les Encyclopédistes: épisode des mutations culturelles et sociopolitiques amenant inexorablement le monde occidental vers la dite centralisation démocratique des Etats modernes, et dont Ken Russel a tiré un film: The Devils. Dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, des conditions assez semblables firent place à l’affaire des dites sorcières de Salem.
Aux Etats-Unis d’Amérique du Nord après l’indépendance, il y eut aussi un « Chief Justice » nommé Lynch qui allégrement se lavait les mains pendant que les gens qui l’avaient élu à son poste se défoulaient de l’une ou l’autre crise en se salissant les leurs sur quelque pauvre diable(sse), martyr(e) désigné(e) Après les jeux du cirque de la Rome impériale, et les mises à la question de l’Inquisition, se faisait encore attendre l’évocation d’une humanité perverse polymorphe à travers les écrits d’un marquis de Sade ou ceux d’un Léopold de Sacher-Masoch.
Les contemporains de la reine Victoria n’étaient pas loin de mener la vie d’un Dr Jekyll & Mr Hyde, eux qui, dans l’engouement de l’époque pour les « tableaux vivants » d’après l’antique, laissaient un Lewis Carroll (auteur d’Alice aux Pays des Merveilles) dans la vie réelle professeur de maths nommé Charles Dodgson, faire des séries énormes de photographies de leurs enfants dénudés. Les anglophones apprécieront le choix ciblé du pseudonyme Car-roll ainsi que le surprenant patronyme Dodg(e)son.
Au 21e siècle, les critères éthiques ou les fondements de la moralité publique ont-ils réellement changé ? Et si la question se pose, cela n’est-il pas assumé délibérément pour une frange très réduite de la civilisation, et presque exclusivement dans un certain type de culture ?
Internet et ses extensions mobiles, la télématique, la robotique, les thérapies géniques, les transferts de technologie nucléaire, la biologie moléculaire et la recherche agronomique, etc., sont prétextes à mouvements ou bien d’acceptation ou bien de résistance au changement, ainsi qu’à la mutation des comportements individuels ou collectifs qui ont toujours accompagné les avancées techno-scientifiques. Ces mouvements, à défaut de s’organiser socialement, s’entremêlent et s’interpénètrent de façon subtile et parfois relativement complexe.
Dans la mesure où par nécessité la société civile s’ouvre aux responsabilités publiques, tout projet novateur - et les préoccupations économiques et financières indispensables à son développement - met en question les stéréotypes religieux ou philosophiques ici et maintenant présents dans la vie familiale et quotidienne.
Les églises et communautés religieuses - ou toute autre congrégation par ailleurs, reconnue ou non par l'autorité publique - n’échappent pas à cette évolution, parfois nommée sécularisation sur le modèle classique de la chrétienté où coexistent clergé "séculier" - ouvert dans le siècle aux mortels - et clergé "régulier" regroupant pour l'éternité divers ordres monastiques, chacun suivant une règle propre.
En Amérique du Nord, malgré la législation prohibant les pratiques anticoncurrentielles, un conglomérat économico-financier s’est créé dont les métiers de base se concentrent sur l’utilisation des techniques internet par le plus grand public à l‘échelle mondiale.
Cependant la majorité des employés, ingénieurs ou techniciens, partie prenante et premiers bénéficiaires de ces techniques internet sont, à leur insu parfois, porteurs de l’idéologie conservatrice des Etats du Nord-est, idéologie frileuse et réactionnaire proclamée par prédicateurs à grand spectacle ou dispensée par démarcheurs itinérants, sinon quotidiennement relayée par les communautés de base catholiques ou protestantes, évangéliques, méthodistes, presbytériennes, etc., mais aussi juives ou musulmanes dites intégrées.
Il faut savoir qu’une différence foncière existe, un réel phénomène interculturel de divergence d’interprétation, entre les conceptions états-unienne et européenne de l’exercice du droit à l’expression individuelle et ce, suivant les principes fondamentaux consignés dans les textes constitutionnels.
Dans les pays latins où l’ordre judiciaire est à l’heure actuelle encore inspiré du code civil hérité de l’occupation par les conscrits de l’empereur Napoléon 1er Bonaparte, on ne semble pas prendre la mesure ultime de la perception sociale - se résumant au sentiment de la justice - perception inhérente à l'application même d'une doctrine imprescriptible.
Jusqu’à présent, le « 1st amendment » - article premier - de la constitution des Etats-Unis permet au citoyen la complète et totale expression publique de ses opinions personnelles en quelque lieu ou à quelque moment qu’il le désire, et par quelque moyen licite que ce soit sans devoir en référer préalablement à aucune autorité publique.
Contrairement à une idée répandue ceci n’est pas imaginable dans les autres pays dits démocratiques, dans lesquels toute expression publique est préalablement soumise à l’autorisation officielle des pouvoirs constitués lesquels sont, quand il s’agit de la rue, prompts à faire encadrer par la police les dites « manifestations publiques »
Ancrée dans le quotidien, la conception de l’ordre public états-unienne et cette idée de la liberté d’expression personnelle « qui va de soi » peut aller en toute innocence jusqu’à la diffusion par internet non seulement d’opinions généreuses ou d’informations utiles au bien commun de l’humanité, mais aussi d’incitations à la haine, à la violence, à l’utilisation de produits dangereux ou à l’abus sexuel.
Il faut faire ici la distinction entre internet et « bulletin board system » (BBS), c’est-à-dire entre un réseau de communication aux mailles éclatées d’une part, et de l’autre un système de transmission interactif mais exclusif entre un fournisseur d’accès et ses usagers. Le cas de figure des BBS est assez comparable à celui du libraire de quartier qui délivrerait loin des yeux de toute autre personne (et des réputés « mineurs d’âge ») de la littérature qualifiée de « licencieuse » à des clients réguliers bien connus de lui.
Dès le moment où l’étude des marchés a fourni des indicateurs favorables, le consortium industriel des technologies de l’information et de la communication a décidé de passer du stade des BBS à celui d’internet, ce qui allait pouvoir démultiplier - sans aucun frein pensaient-ils - les revenus publicitaires et ceux associés aux ventes des œuvres multimédias.
Couverts par le « 1st amendment » les simples usagers états-uniens d’internet et du courrier électronique firent tout naturellement usage de ce moyen de communication non seulement rapide, facile et peu coûteux, mais également anonyme, pour échanger sans la moindre hésitation un certain type de documentation très personnel.
Les techniciens des fournisseurs d’accès, quand ils avaient à décharger périodiquement les mémoires temporaires des ordinateurs de référence, ne se sont pas fait prier pour constituer au départ de ces matériaux de réelles collections qu’ils diffusèrent le plus souvent à titre onéreux par le moyen des forums de discussion spécialisés - les newsgroups.
A cause de la nature inédite des techniques internet ceci existe encore à l’heure actuelle, et la production en est facilitée dans les aires géographiques où la législation s’y prête.
Celui "par lequel le scandale éclate" fut en l'occurrence un prétendu ingénieur-technicien électricien du nom de Rimm se présentant comme membre d’une équipe de recherche de la Carnegie Mellon University. Envers et contre tous usages académiques réglant la publication de mémoires ou thèses universitaires, ce personnage douteux obtint pour un papier à scandale sans aucune véritable argumentation, la publication en page de couverture du Time magazine. Voir (2) A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway - Donna L.
Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01)
Presque en même temps l’affaire Megane éclata, du prénom de la petite martyre victime d’un détraqué sexuel - un an auparavant, affaire très semblable en Belgique à celle de Julie et Mélissa - et déclencha des manifestations populaires sans précédent. Voir (3) loi Megane.
Il fallait s’y attendre, et c’était probablement dans la discrétion l’effet attendu par les commanditaires de Rimm : au bénéfice de qui ce mouvement de panique se solda-t-il ? Le lobby des technologies de l’information et de la communication ne pouvait que se réjouir, au premier abord devant une lecture soudainement accrue des newsgroups, précisément ceux-là même par lesquels les turpitudes étaient distribuées à leurs clients, sans être pour autant publiquement dévoilées.
Vint alors l’effet de boomerang, en deux temps, trois mouvements : le chef de l’exécutif carrément mis à nu par l’une de ses secrétaires ; la demande de révision de la Constitution touchant à la liberté des médias - voir (4) Internet : la censure américaine (Idées Belgique) - et last but not least, le choc frontal du terrorisme sur le centre états-unien des affaires.
En Belgique après les multiples réformes de la Police, les nombreuses affaires judiciaires ou les enquêtes de voisinage sur des enseignants, croit-on enfin tenir la solution définitive à tout problème de sécurité ? Les jeunes, leurs parents ou leurs enseignants, attendent-ils vraiment des initiatives pertinentes des pouvoirs publics ou de la dite société civile ?
Improbable fiction, la société civile est écartelée dans ce compromis permanent de sanction synallagmatique entre aveux publics de faillite et prises d’intérêt particulier. Dans le meilleur des cas elle est tantôt pôle de convergence ou point de ralliement des bonnes volontés, tantôt dans le pire, carrefour de tous les dangers ou nasse dans laquelle la foule irrésistiblement se trouve entraînée vers sa perte.
La surinformation, de même que la suspicion persistante quant aux éventuelles compromissions politiques et policières dans l’assassinat de personnalités de premier rang ou dans d’autres affaires de grand banditisme non résolues, favorisent une culture de panique et de viol des consciences dans la mesure où ces événements réellement anormaux affectent profondément la confiance de personnes souvent peu formées pour l’analyse impartiale et la critique objective.
Faut-il s’étonner que des intellectuels, ingénieurs, techniciens de haut niveau - que penser de leurs enfants ? - se sont un jour trouvés à ce point déboussolés qu’ils ont versé dans une fascination morbide pour de prétendues sectes mystiques ou d'occultes groupes militants, voire même dans une collaboration suicidaire à des réseaux terroristes armés.
Pour autant, le citoyen lambda a-t-il droit à ce qu’il est convenu d’appeler vie privée ? Actuellement le mirage virtuel permanent des médias et l’envahissement quasi subliminal par les réseaux télématiques interactifs ne lui font-ils pas ressentir cette petite vie individuelle qui est sienne comme une vie « privée de tout » ?
Mieux qu’aucun tribun public ou autre factotum administratif, les acteurs de terrain, enseignants, psychologues ou travailleurs sociaux sont bien placés pour savoir que les jeunes, enfants et adolescents, sont enclins par nature à des tentatives d’expérimenter la vraie vie si bien vantée par les spécialistes du marketing. Ils ressentiront à coup sûr le hiatus, la béance dans leur parcours personnel d’autant plus cruellement que la vie vraie présentée froidement à l’école leur paraîtra terne et décalée au regard de la vie rêvée de leurs héros, toujours très loin de la vie réelle vécue par les enfants de la rue. Voir (5) « enfants de la rue »
Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes d’éducation il faut analyser leurs conditions objectives d’apparition, par l’étude des politiques économiques et sociales relatives aussi bien au chômage des jeunes qu’à la violence et à la délinquance, et pour cela, il est utile d’établir des comparaisons avec l’ensemble des pays industrialisés.
Il ne s’agit plus ici du Nord contre le Sud ou de l’Occident contre les « autres », selon une vision peu controversée de la civilisation qui hante encore des nostalgiques - parfois universitaires respectés, sinon respectables - et les fait parler d’eux à l’occasion des événements du 11.09.01 à Manhattan.
Des rapports sont régulièrement publiés par la Commission européenne ou par les institutions internationales - F.A.O., U.N.I.C.E.F., O.M.S., F.M.I., O.C.D.E., etc. - lesquels rapports, même s’ils ne font pas l’unanimité quant à leurs méthodes ou leurs objectifs, donnent des avis argumentés qui obligent les décideurs à mettre cartes sur table et les forcent à discuter de faits délicats qu’ils auraient pu vouloir laisser dans l’ombre.
Pour motiver politiques de développement et remédiations sociales, on entend opposer parfois deux visions contradictoires de la protection de l’enfance axées l’une sur le cloisonnement, la normalisation et la dépendance, l’autre sur l'ouverture, l'accompagnement et l'autonomie.
Ne pourrait-on s'inspirer du choix et des initiatives développés en divers groupements notamment néerlandais, britanniques ou allemands, lesquels se démarquent radicalement de tout interventionnisme policier mais suivent les principes de l’éducation constructiviste et de l’humanisme d’un Carl Rogers, et s’appuient sur des références scientifiques solides en sexologie, pédagogie et criminologie. Voir (6) (7)et (8) issues notamment de Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds.
Des alternatives sont-elles ouvertes ?
Texte actualisé, liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
Outre tout fonds documentaire encore inexploité, les informations vérifiables contenues dans le présent texte sont obtenues notamment via les moteurs – ou « mot–(h)eurs » – de recherche Google et AltaVista.
Est-il encore indispensable de remercier ici l’artisan du Monopoly de la cybercommunication mondiale ?
Le scandale Internet – essai historique - Liens hypertexte et références documentaires à jour – janvier 2004
1 Par-delà les qualifications des décisions rendues et les divers traitements judiciaires réservés aux pédophiles, les attentes normatives du public invoquées par la magistrature sont étroitement dépendantes de l’environnement socioculturel et des conditions psychosociales qui prévalent en chacun des pays concernés : avec l’exécutif et le législatif, il s’agit ici de l’un des trois pouvoirs régaliens.
Délaissant volontairement l’opposition purement dialectique entre attitudes de rupture et de connivence des justiciables envers l’appareil politico-judiciaire, on peut néanmoins s’interroger sur l’universalité des normes juridiques à l’échelle de la Toile. (Quoique sans rapport direct au présent texte, un aperçu des recherches contemporaines post-universitaires se trouve à la page web : http://sos-net.eu.org/red&s/dhdi à l’intitulé « Droits de l’Homme et Dialogue interculturel », notamment : « De la pyramide au réseau – Vers un nouveau mode de production du droit ? » Ost, François et van de Kerchove, Michel)
Mais qu’ils soient de sexe masculin ou féminin, une différence de perception est déjà sensible dans les expressions langagières qui dénotent les dits pédophiles en français et en anglais des Etats-Unis. « Pédé » pour pédéraste - du grec ancien « passionné d’enfants » - le vulgaire « tapette », ou le familier « tantouse » n’offrent pas exactement les mêmes connotations signifiantes que ‘boylover’ ou ‘lesbian’, ces termes ne se situant accessoirement pas dans le champ des préventions pénales. Il en va tout autrement pour le terme « pédophile » correspondant assez directement à ‘kidhacker’ dont la traduction littérale est « hacheur de chevreau » - superlatif de bourreau d’enfant.
2 A Detailed Analysis of the Conceptual, Logical, and Methodological Flaws in the Article « Marketing Pornography on the Information Superhighway » - Donna L. Hoffman, Thomas P. Novak - July 2, 1995 (version 1.01) – Le nom de Rimm se rapproche étrangement du vocable ‘rimming’ - pratique sexuelle sui generis - en usage chez les ‘gays’...
fichier http://elab.vanderbilt.edu/research/topics/cyberporn/rimm.review.htm
site web http://elab.vanderbilt.edu
3 Loi Megane
Politics and Irrelevance: Community Notification Statutes by Eric Lotke as appeared in the Federal Sentencing Reporter, Volume 10, No. 2 September/October 1997
http://www.helping-people.info/articles/lotke_frame.htm
Sohopeful Legal Defense Fund - groupe de défense des droits civils et de la vie familiale des pédophiles inscrits au registre judiciaire ouvert au public - ‘community notification kidhackers registry’
site web : http://www.sohopeful.org
4 Internet, la censure américaine in Le Vif /L’Express - 26 avril 1996, p. 41(Idées Belgique)
5 Sur les enfants de la rue :
European Network on Street Children Worldwide - ENSCW - T/02 347 78 48
courriel : claudia@enscw.org ou info@enscw.org
Dynamo international - site web : http://www.travail-de-rue.net
Courriel : parolesderue@travail-de-rue.net ou dynamo-int@travail-de-rue.net
6 Ipce est un forum de niveau académique où se discutent les relations qui impliquent enfants et adolescents avec des adultes
site web : http://www.ipce.org ou http://www.ipce.info/ipceweb
7 Sur la pédagogie sans frontières en bandes dessinées :
site web : http://www.niklascomics.de/qindex.htm
8 Cyberlaw Research Unit, Centre for Criminal Justice Studies, University of Leeds:
site web : http://www.cyber-rights.org
…
Ci-après, mon ami Andaman-Locki m'a suggéré de reprendre le texte d'un article de son blog publié déjà chez blogspot sous le titre: Internet : an american censorship
Internet : la censure américaine
Auteur : Joseph Kreutz, ingénieur civil
Abstract : Le « Communications Decency Act » impose l’universalité des standards de morale et d’éthique américains
Internet restait probablement le dernier espace de liberté de la planète, où tout le monde pouvait s’exprimer sans contrainte. Parmi plus de deux millions de serveurs connectés à ce réseau, seule peut-être une centaine offre, entre autres, du matériel jugé à tort ou à raison « pornographique ». Cela a suffi pour faire d’internet la cible d’attaques judiciaires ou législatives émanant du monde politique. Le « Communications Decency Act », loi américaine signée par Bill Clinton le 9 janvier 1996, constitue la dernière en date et probablement la plus grave de ces agressions.
Tous les habitants de la planète – même non américains – en sont victimes.
Le « Communications Decency Act » entre dans le cadre d’une mise à jour de la législation américaine dans le domaine des télécommunications au sens le plus large, et est censé y combattre tout ce qui est « indécent » ou « pornographique » : « which is obscene, lewd, lascivious, filthy or indecent., » En bon français, comprenez qu’il concerne ce qui est « obscène, impudique, lascif, ordurier ou indécent », et que cela s’applique à tout type de message dans les communications nationales ou internationales si au moins un des correspondants est situé aux Etats-Unis. Dans le cas des réseaux informatiques, le contrevenant s’expose à une peine de 10000 dollars par jour à partir du moment où l’infraction est constatée, éventuellement assortie d’un emprisonnement pouvant atteindre deux ans.
Très bien ! Moraliser l’activité humaine paraît en soi noble et respectable. Mais comment définir sans équivoque ce qui est « obscène, impudique, lascif, ordurier ou indécent » ? La signification même de ces adjectifs est dépend largement d’un contexte spécifique et d’une sensibilité culturelle, morale ou religieuse. Elle est donc sujette à caution. L’imprécision même des termes du « Communications Decency Act » expose le public à la plus grave insécurité juridique, puisqu’il permet toutes les interprétations.
Quelle est la morale au nom de laquelle cette loi sera appliquée ? Les lobbies chrétiens intégristes de certains États d’Amérique interdisent pratiquement d’exprimer une opinion en faveur de l’avortement ou même d’évoquer le sujet : les médecins qui officient dans des cliniques où se pratique l’interruption de grossesse voient leurs voitures et leurs maisons incendiées, et ils reçoivent quotidiennement des menaces de mort. Les universités sont forcées d’enseigner le créationnisme.
Des forums d’ « America on line » - un autre réseau informatique – traitant du cancer du sein ont été fermés par crainte d’actions judiciaires, malgré que ce sujet soit exclusivement médical et psychologique, et que ces informations puissent aider de nombreuses femmes. Passons sous silence l’influence des très puissantes sectes, qui n’hésitent devant aucun artifice juridique pour empêcher un débat public sur leurs activités réelles. Il en est que la lumière du jour dérange.
Le fait d’habiter Bruxelles, Londres ou Tokyo ne met personne à l’abri des rigueurs du « Communications Decency Act » : si un juge se connecte à un serveur étranger depuis les Etats-Unis et y lit des articles e la presse locale qui traitent du sida ou de l’homosexualité, cela suffit pour qu’il considère le contenu « indécent » en fonction d’obscurs critères sévissant dans un État américain plus puritain que les autres : le gestionnaire dudit serveur sera alors condamné aux Etats-Unis sans jamais y avoir mis les pieds, peut-être même sans le savoir, et au nom d’une rectitude morale totalement absurde dans sa culture.
Ainsi, un pourvoyeur de services informatiques européens peut ouvrir un forum de discussion au sujet de l’avortement, où les participants expriment leur opinion et peuvent échanger leurs idées, tout en restant dans un cadre moral et législatif parfaitement acceptable dans son pays. Certains fanatiques américains déclareront cela sans hésiter « indécent ». En conséquence, le pourvoyeur de services pourrait fort bien être frappé d’une condamnation si, depuis les Etats-Unis, on peut se connecter à son serveur, même si celui-ci n’est branché ni sur internet ni sur aucun autre réseau analogue. Il suffit, en effet, que l’on puisse établir une communication via un modem et une ligne téléphonique… Par là-même, le « Communications Decency Act » constitue une entrave à la liberté d’expression dans les pays étrangers aux Etats-Unis.
Cette loi récemment votée impose l’universalité des standards de morale et d’éthique américains. Peu importe les différences de valeurs et de sensibilités appartenant aux autres peuples ! Citoyens du monde entier, pliez-vous à la règle qu’ont édictée les Maîtres de l’Univers qui siègent à Washington, et oubliez les libertés garanties par vos dérisoires constitutions : elles sont nulles et non avenues. America rules the world ! La censure de l’Oncle Sam vous surveille. Au besoin, elle vous punira pour l’exercice de vos droits démocratiques.
Il est aussi intéressant de constater que le « Communications Decency Act » émerge dans la vie politique américaine au moment précis de la campagne pour l’élection présidentielle, et qu’il s’attaque à l’un des rares moyens de communication libres qui permet à tout un chacun de diffuser largement son opinion par-delà les frontières et les cultures sans aucune contrainte philosophique ou religieuse., et sans ingérence du pouvoir.
De nombreux citoyens américains se sont organisés et s’opposent avec vigueur à cette loi. Ils ont d’ailleurs marqué un point : un juge a prononcé une suspension d’exécution du « Communication Decency Act » et a exigé l’examen de sa constitutionnalité. En effet, il apparaît constituer une entrave à la liberté d’expression garantie par le premier amendement de la Constitution des États-Unis. L’issue de cette procédure juridique demeure cependant incertaine : malgré qu’une bataille soit gagnée, cette loi reste donc toujours une menace pour tous les citoyens du monde. Texte publié par le Vif/l’Express, Tribune libre « idées Belgique », p.41 - 26 avril 1996, Bruxelles, BELGIUM.
Après abrogation, le 'Communications Decency Act' a été remplacé par l'ancienne législation renforcée, laquelle délègue à plusieurs Agences gouvernementales à la fois pouvoir d'enquête et décisions d'agrément technique en telle sorte que l'agréation finale de toute publication effective sur internet - encadrée ou non par une instance professionnelle reconnue par les industriels du secteur technologique - soit rendue à ce point complexe et administrativement contraignante qu'aucun "amateur" ne s'y risquerait sans y réfléchir à deux fois.
http://www.usdoj.gov/oip/procereq.htm#entities
Deux fers au feu
>> Think Globally - Act Locally <<
Ah, le rêve., et si on pouvait concevoir à présent de (re)construire les villes du futur - cela-va-de-soi-toutes : avec tours jumelles hyperblindées, centres commerciaux, bazars et bistrots mais., « à la campagne » ? Ce paradoxe absurde se dénota - dans les années 1920-1930, lors des débats d'idées intervenus en marge de cénacles réservés aux économistes, urbanistes et financiers de haut vol, tous écervelés théoriciens dont l'une des ambitions parmi les plus démesurées consistait non seulement à repenser fondamentalement le cadre de vie, mais aussi à tenter de modifier l'espèce humaine tout comme s'il (ne) s'agissait (que) d'une variété d'élevage ou de culture. C’était aussi l’époque des Taylor et autres Stakhanov. Le prix Nobel Alexis Carrel n'hésitait pas - voir "l'Homme, cet inconnu" http://www.amnistia.net/news/enquetes/negauniv/carrel/carrel.htm à entrer dans les vues des eugénistes les plus rétrogrades. Les prises de position de cette veine pouvaient ne pas déplaire à nombreux dirigeants de l'entre-deux-guerres - voire même à un nombre incroyable d'hommes d'Etat, car la démographie s’attache naturellement au noyau vif de la survie des civilisations. Et l’idéologie fit longtemps florès, quoique ce type de thèses - dont l'absurdité est actuellement prouvée par la génétique des populations, ne fasse encore des émules parmi les personnes d'une culture scientifique assez sommaire. Pour autant, et ceci n’est qu’un exemple : les cas ne sont pas rares où un être exceptionnellement doué naisse de parents modestes ou tous deux handicapés – tandis que des « imbéciles congénitaux » peuvent s’inviter « de dernière minute » chez les enfants de l’élite. Hélas, il se trouve encore une clientèle pour les marchands d’absurdes rêveries et d’évasions faciles ! Le copain auquel fait allusion dans ce blog le billet « Pantalonnades » m’a rapporté l’observation faite non loin de sa résidence, un quartier arboré en zone suburbaine. Il est tombé en arrêt devant une prétendue typique « auberge rurale » devant laquelle étaient stationnés, assez tôt avant-midi, deux véhicules techniques de maintenance. L’un venait d’une firme spécialisée en climatisation et cryo-technologies, l’autre d’une agence « pour l’image et la prospective publicitaire ». Là, notamment en période hivernale, il y a de quoi poser questions. Non seulement l’air climatisé est un luxe dispendieux dans la plupart des habitats de contrées au climat dit tempéré, mais il est aussi anti-écologique au regard des impacts sur l’environnement global. Quant à l’image et la prospective publicitaire., aaah-mais c’est que j’oublie : de vous signaler dans mon cher petit pays d’Europe-occidentale-à-l’économie-industrielle-avancée l’existence, non seulement de nombreux « parcs animaliers », mais aussi des bien cotés « Central Parks » lesquels en fin de compte (ne) seraient (finalement pas mieux que) des parcs animaliers qui s’ignorent : pour Homo dit sapiens sapiens. Ce qui ajoute à l’aspect navrant de cette fable néanmoins bien réelle – aux allures hyper-réalistes évoquant Jacques Tati et « Playtime » c’est la débilité intellectuelle de la démarche : d’un entrepreneur parmi d’autres du secteur hôtellerie-restauration-cafétaria. A notre époque les nations développées consacrent d’importants fonds publics pour l’observation astronomique à partir de satellites terrestres habités par des scientifiques aux missions de longue durée, mais la famine menace encore de nombreuses régions dont certaines même de dits « pays émergeants » – pour autant qu’ils émergent encore réellement avant la montée inexorable des eaux océaniques. Mais la crise en cause des prêts hypothécaires à subprimes (dont le financement réassurable - coté en Bourse, n'a pu résister notamment au cyclone qui a dévasté la Nouvelle-Orléans) était déjà en germe dans le système économique d’une organisation sociétale qui n’aurait pas hésité à créer de faux besoins pour des groupes entiers de consommateurs, de façon à compenser les faux excédents d’une production pléthorique mal adaptée, ne répondant certes pas encore au concept « just-on-time » La catégorie des restaurateurs-style Playtime., devrait se montrer plus prudents. Car il n’y a pas bien longtemps n’a-t-on pas entendu que l’une, ou l’autre des firmes internationalement réputées pour l’audit et la révision d’entreprise, n’avait fait faillite pour cause de mauvaise gestion ?
Le sexage des rats !
Lovanium est un mot latin pour Leuven, siège actuel d'une très ancienne université catholique flamande en Belgique.
A la dite université Lovanium de Kinshasa, capitale du Congo - anciennement Zaïre, circulait durant les premiers temps de l'ère Mobutu Président une blague sous la forme d'un jeu de mots, assez piquante mais combien significative: - un laborantin chargé par le service d'analyse bactériologique et toxicologique expérimentale de faire le tri parmi les rats destinés aux expériences, entre mâles et femelles, attire l'attention d'un collègue par le fait qu'il les sélectionne, non pas en deux mais bien en trois groupes distincts.
Le collègue interloqué lui demande s'il n'aurait pas, en plus des mâles et des femelles, inventorié chez les rats un possible troisième sexe. "Mais non - répond le laborantin, ce troisième groupe ce sont les RATS-PAS-TRIÉS !"
[rapporté par un chirurgien appartenant à la communauté d'origine indienne] sous Skydrive, Document : 'Camera Obscura' repéré ce jour une dite "caméra cachée" désopilante : Eh-oui de vous à moi : arrêtera-t-on le progrès ! Mais c'est un fait technique - probablement par miroir-sans-tain mais aussi grâce au procédé (sur écran de vidéo-tv) dit d'incrustation-désincrustation(*)
n'avons-nous pas ici et maintenant matière à discussion et,ou débat philosophique autour du thème : Les amis sans visage : la dite "opinion publique", en-dehors des sentiers battus, ou des enquêtes de tous Instituts de Sondage, Gallup et autres ? _______________________________________________________________
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en fin de compte, procédés techniques onéreux ! Il y aurait plus simple à mettre en oeuvre - quoique avec des participants, soit naïfs, soit n'ayant pas très bonne vue !, c'est de faire appel à deux soeurs jumelles bien drillées dans le "jeu du miroir". Les techno-sciences envahissent tout au point qu'on finit par chercher des gadgets où il n'y aurait finalement qu'une bonne mise en scène. Le commentateur allemand, en voix off, induit aussi en erreur (mais
c'est bien le but recherché) car il parle de "zwilling-Scheibe" ce qui pourrait tout aussi bien faire allusion à un "disque-dur jumeau".
En cette période de crise financière et de possible récession économique, un aspect de la vie quotidienne des naturistes est accessoirement pour les ménages et de prime abord pour les parents d’enfants dits « en pleine croissance » que les dépenses d’habillement sont assez bien réduites, dès lors qu’au bord de la mer ou en pleine montagne on peut dans toute l’intégralité des corps – caressés par la brise ou la bruine, délicieusement se baigner dans les vagues marines ou dans les ondes généreuses du rayonnement solaire, ou vaquer à toute autre occupation dans les mêmes conditions. Cependant, le spectre de la misère économique et sociale resurgit, et rappelle la mémoire d’autres crises - notamment celle de 1929, préambule d’un conflit mondial aux dimensions inédites. Les dimensions économique et politique, mais aussi culturelle et philosophique sont constamment évoquées en relation avec une 2e « guerre mondiale » qui ne laissa pratiquement échapper aucun pays civilisé aux alertes (au sens propre et au sens figuré) ni aucune société organisée, aucune catégorie sociale. La cohésion sociale aussi « accusa le coup » et des figures bestiales et grimaçantes, issues du passé, hantèrent l’imagination collective.
Des idéologies se bâtirent sur la précarité d’existence, le refus des différences, le repli sur soi, la discrimination sociale si ce n’est raciale, l’hédonisme individualiste, la recherche hallucinée de la sécurité partout, à toute heure du jour et de la nuit, toutes attitudes symptomatiques de l’abandon de quelques idéaux de civilisation tels la poursuite du bien-être collectif, le partage et le renouvellement des ressources humaines et matérielles, la redistribution des revenus, la sécurité sociale, l’éducation permanente, l’identification et la promotion des biens culturels. Le départ reste à faire entre populisme et démocratie. Occasion de se livrer à l’artifice langagier, en forgeant le terme « commun-autisme » subtil amalgame de communautarisme et de communisme. Démocratie se doit à l’organisation d’une citoyenneté responsable qui va de pair avec le respect des droits humains fondamentaux. Toutes les fois que les individus sont placés devant le choix soit de se soumettre, soit de se démettre sous quelque prétexte d’ordre pratique - présupposée nécessité administrative, présumée gestion plus rapide ou facilité a-priori de l’intégration économique et sociale, les droits et la liberté sont menacés. Le populisme est héritier d’une longue tradition, qui remonte à la nuit des temps pour aboutir aux formes de dictature politique les plus abjectes et perverses : (néo)fascisme, (néo)nazisme et toutes formes de socialisme populaire telles le poujadisme (terme connu parmi les parlementaires en France) le stalinisme ou bien la dite « pensée mao-zhe-dong » Mais sous certains aspects dans la mouvance socialiste actuelle, sont aussi qualifiés de « barons » celles et ceux parmi les mandataires politiques qui se réclament de la social-démocratie – quand souvent à l’échelon régional et local, ils ou elles se rangeraient plutôt à cet inédit commun-autisme. !
Restera-t-on bras croisés devant celles et ceux qui s’en lavent les mains ? Myriam, accusée de trafic d’êtres humains – Le Soir, Bruxelles
À la veille de la Noël où sera évoquée l’allégorie des Rois Mages, voici reproduit en grande partie le texte émanant du collectif des Femmes en noir contre les expulsions et les centres fermés, rue Blanche 29, Ixelles
"Nous avions appris avec effarement l’emprisonnement de Myriam et de Jafar Aujourd’hui, nous sommes consternées d’apprendre qu’après avoir obtenu leur libération de la chambre du conseil devant laquelle ils ont comparu., ils restent détenus, le Parquet ayant interjeté appel de la décision. "Nous connaissons plus particulièrement Myriam, assistante au Service social Solidarité socialiste et vice-présidente du Ciré (Coordination initiatives pour réfugiés et étrangers) .,
"Et pourtant, malgré sa prudence, c’est sur une simple dénonciation d’un groupe de déboutés du droit d’asile que Myriam et d’autres assistants sociaux se sont retrouvés en prison, inculpés de trafic d’êtres humains., "Il est certain que par sa position., Myriam était particulièrement exposée au risque d’une malveillance de la part de personnes déboutées espérant par une calomnie rester en Belgique – en effet les victimes de la traite des êtres humains dénonçant le réseau mafieux qui les exploite en Belgique, sont susceptibles d’obtenir droit d’asile. "De là, à confondre les assistants sociaux qui aident les immigrés avec les réseaux de traite des êtres humains et de p r o s t i t u t i o n qui les exploitent, il y a ce mauvais pas que la justice a franchi. "Nous dénonçons vivement l’action de justice qui a conduit Myriam en prison et la décision du Parquet qui l’y maintient. La criminalisation s’appliquait déjà injustement aux personnes sans papiers. Elle s’étend aujourd’hui aux militants d’organisations de défense des droits de l’homme et de soutien aux sans-papiers, et même aux travailleurs sociaux dont le métier relève de l’aide aux personnes. "Il est évident que la répression, à travers les arrestations, les incarcérations et les procès, a pour but d’intimider et de tuer toute initiative de solidarité.
"L’État, en appliquant de façon aveugle la législation relative au trafic d’êtres humains, sert un autre objectif que le démantèlement des réseaux mafieux.
"Ainsi, si Myriam et Jafar sont en prison, ce n’est évidemment pas parce qu’ils ont participé à un réseau de traite des êtres humains – traite que nous n’avons de cesse de dénoncer, mais parce qu’ils accompagnent les demandeurs d’asile., dans un pays européen de plus en plus enclin à fermer ses frontières. "Nous protestons contre ces pratiques d’intimidation indignes d’une justice réfléchie, pratiques préoccupantes pour notre démocratie." ________________________________________________________________________________________________________________________________________ Vis-à-vis du pouvoir politique, les citoyens doivent assumer la formule bien connue : "La femme de César ne sera pas suspectée" - Sans doute, mais le Minotaure est-il toujours en poste le Vendredi soir ? À quelque échelon de responsabilité que ce soit, jusque dans les Cours et Tribunaux, ladite "voie prétorienne" est toujours présente, aussi discrète soit-elle !
A la suite d'une visite de l'article intitulé Communautés, minorités., sous la rubrique Santé et bien-être, et d'une réaction verbale indignée reçue à propos de la seule illustration qui s'y trouve (circoncision chez les bushmen d'Australie) il m'a paru assez utile de relativiser le propos et d'indiquer publiquement ici que l'objet de ce blog est essentiellement documentaire et instructif, par-delà toute anecdote éventuellement choquante. Le thème principal de cet article avait trait aux "assuétudes sociales" notamment en vrac: alcoolisme, bagarres entre supporters de clubs sportifs, consommation même licite mais toujours problématique de cigares ou de narguilé, addiction à internet, etc., Cependant, il est d'autres pratiques addictives tout aussi problématiques, mais qu'on n'ose pas souvent aborder de front :
les traditions culturelles car elles servent à couvrir l'ostracisme et les phénomènes les plus triviaux de rejet des minorités. Celles qui font dire, et penser fondamentalement : "qui n'est pas avec nous est contre nous" (au pire) ou bien "c'est un homme, çà? il est vraiment pas fait comme nous!"(au moins mal) ou encore "ce type-là, il est pas net..!" (qui laisse planer un doute affreux) Afin de s'en remettre à la saine objectivité - que certains comme on peut s'y attendre, qualifieront sans doute d'ignominie., j'ai complété cette illustration par deux clichés pris au Japon chez de jeunes geishas, clichés qui donnent une idée des symptomes physiques associés au syndrome d'insensibilité partielle aux androgènes, le SIPA, syndrome associé au SICA dont l'adresse d'une page web de littérature scientifique autorisée est reprise sous rubrique "Prends les sentiers que d'autres se sont frayés"
. . .
"Goûts et couleurs, on ne discute pas" - vraiment? Traditions culturelles, rites religieux, autant d'assuétudes sociales
A l'ombre tutélaire de l' Uncle Sam – en Louisiane, les pieds dans l'eau - est-ce seulement poncif ou bien réalité parfois dure, dans ses conséquences quotidiennes plus ou moins proches ?
A côté d’une vision hiérarchique pyramidale, traditionnelle et patriarcale des rapports sociaux - vision pérenne garantie par les personnels politiques, judiciaires et exécutifs – n’est-ce pas authentiquement une évidence qui se fait jour de manière de plus en plus affirmée, à mesure de la pénétration des réseaux télématiques et de l’usage d’internet ?
Aux yeux de tout observateur attentif s’affirment des pratiques quotidiennes fondées dans les relations mutuelles et réciproques, relations pseudo- ou quasi-contractuelles conclues à travers la revendication d’appartenances multiples à des communautés de personnes morales ou physiques, individuelles, réelles ou virtuelles.
Cyberculture et mondialisation, cocktail explosif ? Apprécié de fait, jour après jour, par un plus grand nombre de citoyens dans presque toutes les contrées du globe, même les plus excentrées.
Dans certains 'cas-limites', sociologues, psychologues ou médecins discernent une réalité qualifiée addiction morale, ou assuétude sociale. Les deux termes sont néologismes justifiés par la réalité qu’ils décrivent.
Le vocable « drug-addict », s’adonnant à la drogue, est de fait étendu à l’usage pathologique abusif d’internet, et a produit « net-addict » ; de même – comme développé dans les textes de référence auxquels renvoient les liens ci-après, « assuétude », habitude en-soi, peut être appliqué à des réalités très différentes.
Faut-il hésiter à donner pour assuétude des habitudes morales, sociales et folkloriques, aussi diverses – et particulièrement invalidantes, que celles des indiens d’Amazonie : les plateaux labiaux, des femmes-girafes du Laos : colliers superposés, ou bien encore, aussi bien pour prépuces que pour petites lèvres et clitoris, les ablations rituelles à grand renfort de gesticulations dans des conditions d’hygiène inexistantes.
Que penser maintenant de ces mêmes interventions dans les meilleures conditions, par des chirurgiens complaisants, mais alors aucunement justifiées par l’urgence anatomo-pathologique ?
http://www.etape.qc.ca/chroniques/assuetude.htm (1)
http://www.rch.org.au/emplibrary/chic/SICA.pdf - le Syndrome d'insensibilité complète aux androgènes (2)
http://www.medhelp.org/www/ais - site autour de Androgen Insensitivity Syndrome (3)
http://www.courcelle-bruno.nom.fr/Excision.html (4)
OMS Les mutilations sexuelles feminines (5)
Association contre la Mutilation des Enfants (6)
Query'excision'fr=etat-droit-justice.pdf (7)
circabolition (groupe MSN) - discussion sur l'abolition de la circoncision (8)
Thérapies familiales : transgresser ?(9)
La fin d'un silence (10)
Politique et incompétence (11)
Ces deux photos montrent de très jeunes filles éduquées dans une école de geishas au Japon. Il est très clair qu'il s'agit dans les deux cas de l'expression du syndrome d'insensibilité partielle aux androgènes, tel que décrit au site sous référence (3) reprise ci-dessus. La prévalence de cette anomalie chromosomiale - qui ne se présente pas exclusivement au Japon !, se situerait à environ une naissance sur 45.000 (à peu près 10 fois moins que le syndrome complet, où l'apparence extérieure est presque totalement féminine) Rappelons qu'il ne s'agit là, ni de travestis, ni du résultat de prétendus "mauvais traitements".,
Commentaire associé à ce document pictographique (en anglais, traduction non-autorisée) "Initiation aborigène [par] circoncision "Dans les rites primitifs d'initiation, le garçon a été enlevé à son enfance, et son corps a été scarifié. "Maintenant il a un corps d'homme. Il n'y a aucune chance de faire retour à l'enfance après un spectacle comme cela." [note du traducteur: l'anglais relapsing back to comporte une référence aux rituels religieux relative à l'abjuration des hérésies; un terme plus général, pour ce qui regarde l'enfance, a été préféré pour la traduction française]
Searching through Google what is available on bushmen(and)politics "ethnic studies" (or official) (or rules)
http://www.ucpress.edu/books/pages/8065.html Durable Inequality
http://www.amazon.com/Durable-Inequality-Charles-Tilly/dp/0520221702 Amazon.com: Durable Inequality: Books: Charles Tilly
http://www.bookworm.com.au/cms/sitemap.asp Australian Online Bookshop
http://www.biblioz.com/lp25762603851_530.html (529382) Nomads of the Borneo Rainforest. The Economics, Politics and Ideology of Settling Down : SELLATO, BERNARD
http://www.biblioz.com/lp25762603771_530.html (529302) Comparative World Politics. Readings in Western and Premodern Non-Western International Relations : LARUS, JOEL (ED)
http://www.biblioz.com/lp25762603778_530.html (529309) Chuave Politics: Changing Patterns of Leadership in the Papua New Guinea Highlands : WARRY, WAYNE
http://www.biblioz.com/lp25762603719_530.html (529250) Of Islands and Men. Studies in Pacific History : MAUDE, H.E
http://www.biblioz.com/lp25762603662_530.html (529193) Fabled Tribe. A Journey to Discover the River Bushmen of the Okavango Swamps : COWLEY, CLIVE
http://www.biblioz.com/lp25762603543_530.html (529074) Politics in New Guinea. Traditional and in the Context of Change Some Anthropological Perspectives : BERNDT, RONALD. & LAWRENCE, PETER. (EDS)
http://www.biblioz.com/lp25762603941_530.html (529472) Ethnic Groups of Thailand: Non-Tai Speaking Peoples : SCHLIESINGER, JOACHIM
http://www.biblioz.com/lp25762603981_530.html (529512) Mother Tongue Education of Malaysian Ethnic Minorities. Papers presented at the seminar on Mother Tongue Education of Malaysian Ethnic Minorities organised by Dong Jiao Zong Higher Learning Centre at its Kajang campus on 1 & 2 November 1997 : KUA KIA SOONG
http://www.biblioz.com/lp25762604032_530.html (529563) Ku Waru. Language and segmentary politics in the western Nebilyer Valley, Papua New Guinea : MERLAN, FRANCESCA AND ALAN RUMSEY
http://www.biblioz.com/lp25762603583_530.html (529114) Delusions and Discoveries. Studies on India in the British Imagination 1880-1930 : PARRY, BENITA
http://www.biblioz.com/lp25762603977_530.html (529508) Guide to America-Holy Land Studies 1620-1948, Volume 4: Resource Material in British, Israeli and Turkish Repositories : KAUFMAN, MENAHEM AND MIRA LEVINE (EDITED BY)
http://www.inuulitsivik.ca/da_histoire_f.htm Maquette_pages
http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=1875&pub=1&id_publication=548 INALCO- Cahiers de littérature orale
http://solidarites.ch/index.php?action=24&id=2459 solidaritéS - Pour une Alliance socialiste
I hope that is a more complete way for having a good idea on the whole stuff of multiculturalism and intercultural relationships with a free spirit, and no personal passion and,or rough presuppositions, and I'd be glad to read from you back, whether in english or in french. Micha MARDEN vincemarden@hotmail.com
"Liberté de choix" ou choix délibéré ?
La plupart des observateurs autorisés sont d'accord pour dire que les conditions économiques, sociales et politiques, sont actuellement réunies pour que s'en dégage une société duale. Parfois encore, ces conditions persistantes sont assez habilement travesties sous les apparences trompeuses des effets d’annonce de prétendues réformes reconduisant d'authentiques régressions.
Mais toujours se retrouvent, comme en filigrane, d'un côté l'éducation publique - dite nationale, en fait dévolue à celles et ceux qu'on dit "autres" et qu'il est urgent d'acculturer ; c'est-à-dire une éducation de prime abord conçue, pour l'une ou l'autre cause rédhibitoire, à l’intention de toutes et tous les marginalisés : notamment aux enfants issus de l'immigration. De l'autre côté on a les écoles privées dites "libres" (mais de quoi, ou en quoi, sont-elles plus libérées, ou mieux investies de la mission qui leur est conférée ?) originellement destinées aux enfants de l'élite autoproclamée, laïque ou religieuse.
Cette dernière conception élitiste de l'éducation privilégie de facto - sans trop de critères objectifs, la concurrence scolaire sur fond d'exclusion sociale, et cela sans considération aucune pour le développement personnel, ainsi que pour l'éducation à l'autonomie visant le graduel apprentissage des responsabilités inhérentes au monde des adultes.
Cependant, elle se présente généralement aux parents soit comme une garantie de protection pour leurs enfants, soit comme un gage d'avenir meilleur.
Par une analyse longitudinale des impacts économétriques dans l'ensemble de la population, se basant sur des points de comparaison cohérents issus des données statistiques attachées aux individus passant par l'institution scolaire, il est facile de prouver que l'expérience d'un demi-siècle (et même, d'un siècle et demi si l'on ne tient pas compte de la clause dite d'obligation scolaire) donne témoignage de ce que l’enseignement privé dit "libre" se sert de la liberté comme d'un paravent, ou d'un écran masquant mal d’inavouables faux-fuyants sectaires ou d'autres a-priori laissant inéluctablement se perdre des cohortes d'enfants vers l'école-ghetto, celle du "dernier choix", avec à terme un préjudice réel au plan personnel.
Parmi les différences le plus immédiatement perceptibles entre l’Homme et l’animal sont les facultés - généralement plus développées chez la plupart des individus de l’espèce humaine, et pour les comédiens, amorces d’une vocation professionnelle appréciée, de s i m u l a t i o n et de p r é v a r i c a t i o n. Simuler pour se placer à l’abri, pour se couvrir ; rechercher faux-fuyants, pièges-à-cons ou prétextes. Plus élaborée, la p r é v a r i c a t i o n - proche du moderne délit d’initié, consiste à spéculer sur le futur en affichant une attitude ou en adoptant des comportements propres à susciter les réactions attendues d’autres (groupes d’) individus dans une conjoncture probable ou présumée.
Présumée la conjoncture, est-elle toujours certaine et dénuée de tout aléa ? Et dans les relations privées tout aussi bien que dans la poursuite des actions politiques ou sociales, toutes les hypothèses sur les intentions d’autrui ne sont-elles pas autant de conjectures personnelles vainement formulées au départ de la crainte et,ou de la frustration – sentiments naturellement dissimulés, sauf peut-être, aux yeux du premier cercle des amis les plus intimes.. ?
Permettre d’éviter le fiasco sociétal et d’assurer la vision pérenne d'une humanité responsable de son avenir (ne l'emprunte-t-on pas aux enfants ?) consisterait sans doute à se réclamer fermement et délibérément d'une conception de l'éducation qui se fonde essentiellement sur les critères de l'orientation non-directive, et d'un enseignement qui pratique les méthodes de la discipline librement consentie.
Cette orientation et cette méthode relèvent des principes de la démocratie et sont inséparables de la responsabilité personnelle dans la liberté et l'égalité.
Par "effet-miroir", les enfants à leur tour indirectement ne se trouvent-ils pas à éduquer – nolens volens, l’un ou l’autre de leurs propres parents, avant même que ceux-ci ne songent en quelque sorte à les diriger ou à les instruire , comme on disait à l’époque de Jean-Jacques Rousseau, avec l’Emile..?
En fait cette interprétation rejoint le sens étymologique; le terme latin "ex-ducere" signifie guider au-dehors. Et le comportement d'un(e) tut-eur(rice) ou d'un père ou d'une mère n'est-il pas finalement et fondamentalement motivé - dans les faits et gestes quotidiens, par l'affection dont témoigne à la maison parentale ainsi qu'au foyer de son choix l'enfant reconnaissant pour cette guidance dans le monde extérieur..?
C'est là que s'opère le départ entre une éducation constructiviste et tout écolage imperméable à la critique, laquelle aurait toutes chances, par priorité naturelle, de provenir des premiers bénéficiaires aussi peu intéressés soient-ils.. ! Très tôt, dès le sevrage, on a pu assez fréquemment constater au quotidien - avec quels résultats sur le long terme.., les effets de ce réel écolage, ni plus, ni moins, fondé sur l'entraînement forcé, la patience muette, l'aveugle contrainte et l'absence de toute forme d'intimité dans le dialogue personnel.
Suivant l'écrivain Pierre Mertens, n'est-ce pas précisément l'intimité dans le dialogue personnel qui caractérise le dit colloque singulier, http://www.vigile.net/La-monarchie-belge-mise-a-bas c'est-à-dire ce que tout enfant peut prétendre obtenir - fût-il fils ou fille de roi tout aussi bien que de charbonnier, auprès de l'adulte auquel il se confie de plein gré ? Et peu d'enfants s'y trompent : leur plein gré n’est acquis que lorsque l'adulte aura préservé en lui-même une part vécue de sa propre enfance.
Sans doute s'agit-il aussi de s'inscrire en faux contre toutes attitudes d'exclusion, de rivalité, de provocation, qui font le lit des défis mutuels et des dits "actes gratuits" dans l'abnégation et la violence, pour enfin promouvoir la réelle culture de l'authenticité dans une autonomie qui prépare à de vraies responsabilités(*) http://racines.traditions.free.fr/verite/verite.pdf
_______________________________________________________________________________________________________________ * Ne dit-on pas que Saint-Nicolas (dont la fête est le 6 décembre, si je ne me trompe..) fut le Padre des Escholiers ? http://www.fetes.org/pages/tout_pour_organiser_sa_fte/les_fetes_du_calendrier/saint_nicolas/
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