Génération humaine
Adam et Eve ont-ils pu exister réellement?
Le nombre des enfants d'un seul couple peut varier; pour chaque nouvelle génération future, le nombre total des individus que peut engendrer la procréation de quelque couple que ce soit - voir Note explicative ci-dessous - en y additionnant successivement les enfants des fils et des filles, n'est donc pas prédictible.
Mais le calcul mathématique du nombre de parents existants, au plan biologique, tenant compte que chaque individu ne peut avoir que deux géniteurs pour chaque génération, se fonde sur les puissances exponentielles de deux.
Autant que chaque autre individu en remontant dans le temps, chaque individu singulier vivant actuellement peut revendiquer un nombre grandissant de ces Adam et Eve, puisque pour chaque génération de parents n, exposant de la puissance du nombre 2, augmente d'une unité.
Pour autant s'il est vrai que, de l'individu type Homo sapiens sapiens, des cohortes successives des ancêtres ont pu se trouver décimées - en masse ou par effet plus discret - soit pour cause de catastrophes naturelles (météores, changements climatiques, effondrements telluriques sismiques, explosions volcaniques, épidémies ou pandémies) soit par suite de disparitions avant procréation (maladies, accidents, meurtres, guerres et conflits interethniques) il y a un résultat constant pour tout cela:
"sur le globe terrestre, pour chacune des civilisations humaines existant, ou ayant existé, on peut déduire des raisonnements ci-avant, que toutes et tous, à l'un ou l'autre degré de parenté plus ou moins lointain dans le passé, tous les hommes et toutes les femmes indistinctement sont apparenté(e)s, tous cousins et cousines" !
Human Generation
Adam and Eva have they been really existing persons?
The number of children of one couple may vary for each new generation in the future, the total number of individuals that can lead to procreation in any couple, either by adding successively children sons and daughters, is therefore not predictable.
But the mathematical calculation of the number of existing parents, at a biological level, taking into account that each individual may only have two ancestors for any of each first procreating couple, is based on the exponential powers of two.
As much as to any other individual going back in time, all individuals currently living can singularly, for each one of them, claim a growing number of these couples of ancestors 'Adam and Eva' as long as at each one new generation of parents, the scale of number n exposing a power of the number 2, increases of a unit. As far as it is provided that, for any individual of type Homo sapiens sapiens, successive cohorts of her, or his ancestors were likeable to find themselves killed - whether by a mass effect or in a more discrete way - should it be, or because of natural disasters (meteorites, climate change, telluric seismic collapse, epidemics or pandemics, volcanic explosions) or because of disappearances before procreation (diseases, accidents, murders, wars and conflicts) there is a constant result of all of these:
"on the global earth, for each of all human civilizations existing, or having been, we can assume from the above reasoning that "everyone, at the one or another degree of kinship more or less distant in the past, all men and all women are indiscriminately relative(s) the one each to another, and cousins as well !"
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Note explicative :
d'après le site officiel de Jacques Testart
et ce qu'on en a tiré lors d'une discussion récente sur blog_fr :
Recto Verso - Eugénisme...mais de qui se moque t'on ?
"Le "cas scandinave" d'eugénisme ?
D'après les dernières infos que j'en ai eues, le gouvernement suédois a reconnu les abus des pratiques médicales de stérilisation "à l'emporte-pièce" qui ont été pratiquées depuis les années 1930 jusqu'en 1975.
Extrait de:
www.parlament.ch/afs/data/f/gesch/1999/f_gesch_19990451.htm
"Curia Vista - Objets parlementaires
99.451 - Initiative parlementaire
Stérilisations forcées. Dédommagement des victimes. Déposé par von Felten Margrith
Date de dépôt 05.10.1999 Déposé au Conseil national Etat des délibérations Liquidé
Rapport de la commission des affaires juridiques du Conseil national du 23 juin 2003
"Texte déposé
Me référant à l'article 21bis ss. de la loi sur les rapports entre les Conseils, je propose sous forme d'une demande conçue en termes généraux, de créer les bases légales suivantes:
Les personnes ayant été stérilisées contre leur volonté ont droit à une indemnité adéquate. Cette indemnité doit être versée à toute personne qui peut faire valoir que l'intervention a été pratiquée sans son consentement. Auront également droit à une indemnité les personnes qui ont consenti à une stérilisation sous la contrainte.
"Développement
La question de l'eugénisme n'a cessé de défrayer la chronique en Suède en 1997. Une commission d'enquête a établi que 63 000 personnes environ avaient été stérilisées contre leur volonté entre 1935 et 1975, la très grande majorité d'entre elles étant des femmes. La plupart furent stérilisées à cause d'un handicap, d'une maladie psychique ou parce qu'elles étaient considérées comme "asociales". L'Etat justifia cette pratique en s'appuyant sur la nécessité d'une "sélection sociale"; il souhaitait également économiser des frais d'aide sociale. Au début de l'année 1999, le Gouvernement suédois décida de verser 20 452 euros, soit 32 723 francs de dommages et intérêts à toutes les personnes que l'Etat avait stérilisées de force. Cette indemnité doit être versée à toute personne qui peut faire valoir que l'intervention a été pratiquée sans son consentement. Auront également droit à une indemnité les femmes qui ont consenti à une stérilisation sous la contrainte.
"En Suisse, la question de l'eugénisme n'a été étudiée que de manière insuffisante jusqu'à présent. Des programmes de recherche sont en cours, mais on dispose déjà d'études et de statistiques."
Extrait de:
http://jacques.testart.free.fr/site/index.php/texte712
Note de blog: avant lecture, il semble judicieux d'expliciter les sigles suivants
- fécondation in vitro (FIV)
- diagnostic prénatal (DPN)
- interruption médicale de grossesse (IMG)
- diagnostic pré-implantatoire (DPI)
- procréation médicalement assistée (PMA)
- insémination artificielle avec donneur (IAD)
"Rappelons que l’exclusion d’un « mauvais géniteur » hors du circuit procréatif (par stérilisation par exemple) n’a pas de véritable pouvoir eugénique tant la plupart des individus, même « tarés », sont capables de produire des gamètes de toutes les qualités génétiques. Les loteries génétiques successives qui caractérisent la fabrication de ces gamètes (ils sont innombrables mais tous différents entre eux), puis la rencontre sexuée (par la formation imprévisible de couples), et enfin la fécondation (par la fusion de tel spermatozoïde avec tel ovule) instituent le hasard, bien plus que la science eugénique, en décideur du génome d’un enfant. Il faut, de plus, compter avec les échanges de fragments chromosomiques, comme avec les mutations imprévisibles dans les gamètes ou l’embryon, pour imaginer toutes les incertitudes qui ruinent l’effort eugénique quand il porte sur les « géniteurs ». Fallait-il que les médecins qui ont créé et animé les « Sociétés d’Eugénique » du début du XIXe siècle soient obsédés par des lignées humaines « de qualité » pour s’illusionner eux-mêmes sur l’efficacité des pratiques qu’ils imposaient? Finalement, le seul objet digne de l’eugénisme scientifique est le conceptus (l’œuf fécondé) puisque la constitution génétique de l’individu qu’il préfigure est juste acquise. La forme achevée du même conceptus, l’enfant, est heureusement intouchable selon la loi, et sa forme intermédiaire, le fœtus, est un piètre objectif eugénique, en comparaison avec l’œuf juste fécondé in vitro. La nouvelle fabrique du corps humain passera donc par l’embryon car il précède l’humanité à venir, et c’est seulement au stade de l’embryon que la manipulation de l’humain peut concilier les projets sanitaires ou économiques avec les progrès sociaux et les exigences éthiques. Résumons les avantages de l’action eugénique quand on la fait porter sur le jeune embryon: la fécondation in vitro (FIV) peut déjà proposer au DPI cinq à dix embryons en moyenne, à comparer avec un seul fœtus pour le diagnostic prénatal (DPN); ces embryons existent hors du corps maternel, ce qui rend inutile l’interruption médicale de grossesse (IMG) si on souhaite les éliminer; et leur production peut être répétée plusieurs fois par an alors qu’une seule grossesse annuelle est accessible au DPN. Ainsi le DPI peut conduire à l’exclusion indolore d’enfants potentiels nombreux grâce au contrôle annuel de dizaines de conceptus (plusieurs cycles de FIV-DPI sont possibles chaque année), bien plus nombreux que les fœtus qu’on pourrait soumettre au DPN au cours d’une vie entière. Ces avantages en font une alternative eugénique beaucoup plus efficace que le DPN couplé à l’IMG, et donc l’occasion d’une plus grande sévérité dans l’appréciation de la « normalité » (Testart et Sèle 1996). Admettre que le DPI, encore quasi expérimental, ne pourra pas améliorer son efficacité et son coût actuels, ou que les épreuves inhérentes à la FIV en ferait pour longtemps un barrage au DPI, c’est ne pas reconnaître des progrès à venir en PMA comme en génétique diagnostique (Testart 1992, 2004b).
A-M-D-G